Publié le 3 novembre 2025. À partir de janvier 2026, l’administration fiscale française disposera de nouveaux outils pour surveiller les transactions par carte bancaire, renforçant ainsi sa lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Cette mesure, qui concerne aussi bien les particuliers que les professionnels, vise à améliorer la transparence financière et à garantir une meilleure conformité fiscale.
- Dès 2026, l’administration fiscale recevra des informations sur l’ensemble des paiements par carte (débit, crédit, prépayées et virtuelles).
- Les banques seront tenues de déclarer toutes les transactions par carte des entreprises, sans seuil minimum.
- Pour les particuliers, les dépenses annuelles supérieures à 25 000 euros (environ 106 000 PLN) seront signalées.
Le réseau de contrôle fiscal se renforce progressivement. L’administration dispose déjà de systèmes performants comme STIR (Système de Télé-Information pour le Règlement), qui traite près de 5 milliards de transactions bancaires par an. De plus, les entités soumises à la réglementation doivent signaler les transactions suspectes au GIFI (Groupe d’Intervention Financière Interministériel) et aux banques pour toute opération dépassant 15 000 euros. Cette nouvelle étape, effective au 1er janvier 2026, marque une extension significative du champ de la surveillance fiscale.
Pour les entreprises, la transparence sera totale. Les banques seront obligées de déclarer à l’administration fiscale l’intégralité des opérations réalisées par carte, qu’il s’agisse de paiements en magasin ou en ligne. Cela signifie que chaque transaction, même de faible montant, sera visible par les autorités fiscales. Prenons l’exemple de M. Jan, un entrepreneur individuel qui achète des stylos pour son entreprise pour 90 PLN (environ 22 euros) avec sa carte professionnelle. Même cette petite dépense sera systématiquement signalée au fisc.
Les particuliers bénéficieront d’un seuil de tolérance. L’administration fiscale ne recevra de données que si les dépenses annuelles par carte dépassent 25 000 euros (environ 106 000 PLN). En dessous de ce montant, les paiements resteront confidentiels. Ainsi, Mme Ewa, qui achète une voiture en deux versements de 60 000 PLN (environ 14 500 euros) chacun, verra l’ensemble de ses transactions par carte déclarées une fois le seuil dépassé. En revanche, M. Ryszard, qui effectue un achat unique de 100 000 PLN (environ 24 000 euros) pour une machine agricole, ne sera pas concerné par cette déclaration, car son montant reste inférieur au seuil.
Les banques devront fournir des informations détaillées, notamment l’identification du titulaire de la carte, les personnes autorisées à l’utiliser, le numéro de carte, les numéros de compte bancaire associés, le montant total des paiements et les détails de chaque transaction. Ces rapports seront transmis mensuellement. Dans le cas des particuliers, la banque vérifiera chaque mois si le seuil de 25 000 euros a été dépassé au cours de l’année civile, et transmettra l’ensemble des transactions ayant contribué à ce dépassement.
Cette nouvelle réglementation ne laissera plus de marge de manœuvre aux entreprises pour dissimuler leurs transactions par carte. Cependant, les particuliers peuvent éviter la déclaration en veillant à ce que leurs dépenses totales par carte ne dépassent pas le seuil de 25 000 euros par an.
L’administration fiscale pourra ainsi croiser les données des transactions par carte avec les déclarations de revenus, afin de détecter d’éventuelles incohérences. En cas de divergences, les contribuables seront invités à justifier l’origine des fonds utilisés. Cette mesure vise à renforcer la lutte contre la fraude fiscale et à garantir une plus grande équité dans le système fiscal.
