Publié le 10 novembre 2025 05:00:00. La campagne de vaccination contre la grippe est en cours, avec un focus initial sur les résidents des établissements de soins et les personnes à mobilité réduite, avant de s’étendre aux enfants et aux populations à risque. José Antonio Forcada Segarra, président de l’Association Nationale d’Infirmiers et de Vaccination (ANENVAC), souligne l’importance de la sensibilisation et de l’éducation du public face aux risques de la grippe.
- La campagne de vaccination a débuté par la vaccination des personnes vivant en établissements de soins et de celles qui ne peuvent pas se déplacer.
- L’importance de la sensibilisation et de l’éducation du public concernant les risques de la grippe est soulignée.
- La vaccination est recommandée pour les personnes âgées, les personnes atteintes de pathologies chroniques, les femmes enceintes et les professionnels de santé.
La campagne de vaccination contre la grippe se déroule comme habituellement, avec un démarrage fort, indique José Antonio Forcada Segarra, infirmier et président de l’Association Nationale d’Infirmiers et de Vaccination (ANENVAC). Il précise que la vaccination a commencé par les personnes vivant en résidences et celles qui ne peuvent pas se rendre dans leur centre de santé, avant de cibler les enfants et les populations à risque.
Bien qu’il n’y ait pas encore de données officielles publiées, M. Forcada Segarra espère que les gens prendront rendez-vous pour se faire vacciner progressivement et que les taux de couverture vaccinale s’amélioreront par rapport à l’année précédente. Il insiste sur le manque de sensibilisation et d’éducation du public concernant les risques liés à l’infection par le virus de la grippe, beaucoup de cas respiratoires étant souvent attribués à tort à cette dernière.
« La grippe est une infection causée par un virus spécifique, le virus de l’Influenza, et se manifeste principalement par des symptômes respiratoires des voies supérieures, un malaise général et de la fièvre », explique-t-il. « Elle se résout généralement en quelques jours avec un traitement symptomatique, mais dans de nombreux cas – plus que ce que l’on ne pense – elle peut entraîner des complications graves, voire des hospitalisations, des admissions en soins intensifs et des décès. De nombreuses études indiquent que la pneumonie est l’une des complications les plus fréquentes, mais des cas d’infarctus et d’accidents cerebrovasculaires surviennent également chez les personnes atteintes d’une grippe modérée ou sévère. Il est également important de souligner que chez les personnes atteintes de pathologies chroniques, ce risque est beaucoup plus élevé et les conséquences peuvent aggraver ces pathologies (respiratoires, cardio-circulatoires, métaboliques, rénales, hépatiques, etc.). »
Concernant l’impact des températures élevées pour la saison sur le début de la campagne, M. Forcada Segarra estime que cela n’a pas d’incidence majeure. Les personnes souhaitant se faire vacciner se rendent généralement au début de la campagne, conscientes que le vaccin ne devient efficace qu’environ 15 jours après son administration. Il souligne que le vaccin ne protège pas totalement contre la grippe, mais qu’il réduit considérablement le risque de complications, en particulier chez les personnes vulnérables, telles que les personnes atteintes de pathologies chroniques et les personnes vivant en établissements de soins.
Le pic de l’épidémie de grippe survient généralement entre la fin décembre et la mi-février, avec une tendance ces dernières années à un pic autour de la semaine 3 ou 4 de janvier.
M. Forcada Segarra insiste sur la nécessité d’améliorer les taux de couverture vaccinale, notamment chez les OMS recommande une couverture de 75 % chez les personnes de plus de 65 ans et dans les groupes à risque, quel que soit leur âge. Il est également crucial de vacciner les femmes enceintes, à tout moment de la grossesse, car la grippe peut être plus grave chez ces femmes et affecter le fœtus (fausses couches, retard de croissance) et entraîner des accouchements prématurés ou des problèmes respiratoires chez le nouveau-né. Il est également essentiel d’améliorer les taux de couverture chez les professionnels de santé, qui sont plus exposés au risque d’infection et peuvent la transmettre à leurs patients et à leur entourage, en particulier aux personnes âgées et à risque. Enfin, il est important de vacciner les enfants, car ils sont les plus susceptibles de contracter la grippe et de la transmettre.
« Les médecins et les infirmiers doivent être plus proactifs dans la recommandation vaccinale, en informant les patients des risques et en les encourageant à se faire vacciner », conclut M. Forcada Segarra. « La vaccination améliore leur qualité de vie en les protégeant des complications et des séquelles de la grippe, qui peuvent être durables, voire à vie. »
Pour plus d’informations, il est recommandé de consulter son infirmier ou son médecin traitant.
