Publié le 18 novembre 2025 à 06h10. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution américaine visant à établir un plan de paix pour Gaza, impliquant une administration de transition dirigée par l’ancien président Donald Trump et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
- Treize des quinze membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la résolution, la Russie et la Chine s’abstenant.
- Le plan prévoit la création d’une autorité de transition, le « Peace Board », sous la direction de Donald Trump, chargée de superviser la gouvernance et la reconstruction de Gaza.
- Le Hamas a fermement rejeté la résolution, la jugeant insuffisante pour répondre aux aspirations palestiniennes.
L’adoption de cette résolution, survenue lundi, marque une étape significative dans la mise en œuvre du plan de cessez-le-feu en 20 points présenté par Donald Trump début septembre. Ce plan, qui suscite de vives réactions, envisage une voie possible vers un État palestinien indépendant, mais conditionne sa réalisation à des progrès substantiels en matière de reconstruction de Gaza et de réformes au sein de l’Autorité palestinienne (AP), qui gouverne actuellement certaines parties de la Cisjordanie.
La résolution appelle à l’envoi d’une force internationale de stabilisation dans la bande de Gaza, avec pour mission de surveiller les frontières, de maintenir la sécurité et de procéder à la démilitarisation du territoire. L’autorisation de cette force et du « Peace Board » est prévue jusqu’à la fin de l’année 2027. Donald Trump s’est réjoui de ce vote sur son réseau social Truth Social, le qualifiant d’« historique » et prédisant qu’il conduirait à une paix accrue dans le monde.
Le Hamas, pour sa part, a exprimé une opposition catégorique à la résolution. Dans un communiqué, le mouvement palestinien a déclaré que le plan ne répondait pas aux « revendications et aux droits politiques et humanitaires du peuple palestinien ». Il critique notamment l’implication d’une force internationale dans le désarmement de la résistance, estimant que cela compromet sa neutralité et la range du côté de l’occupation.
« La résolution d’aujourd’hui représente une autre étape importante vers un Gaza stable qui pourra prospérer et fournira un environnement qui permettra à Israël de vivre en sécurité. »
Mike Waltz, ambassadeur américain auprès de l’ONU
L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, a qualifié la résolution d’« historique et constructive » lors de son intervention devant le Conseil de sécurité. Les négociations autour de cette résolution ont duré deux semaines, les pays arabes et palestiniens ayant plaidé pour un discours plus affirmé sur l’autodétermination palestinienne.
Il est important de noter que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réitéré son opposition à une solution à deux États avant le vote de lundi. La proposition actuelle ne fixe pas de calendrier précis ni de garanties pour la création d’un État palestinien indépendant.
