Publié le 22 novembre 2025 à 12h37. Le ministre des Finances indonésien, Purbaya Yudhi Sadewa, a affiché son ambition de porter la croissance économique du pays à 6 % l’année prochaine, une étape cruciale vers l’objectif à plus long terme de 8 %. Il se dit prêt à relever ce défi, quitte à en assumer les conséquences.
- Le ministre vise une croissance de 6 % en 2026, dépassant l’objectif actuel du budget de l’État (APBN) de 5,4 %.
- Il prévoit d’atteindre une croissance de 8 % dans les troisième et quatrième années de son mandat.
- Purbaya compte combiner les stratégies économiques des administrations précédentes, en s’appuyant à la fois sur l’investissement privé et les dépenses publiques.
Lors d’un événement économique à Jakarta, le ministre Sadewa a exprimé sa détermination à dynamiser l’économie indonésienne. Il a souligné que l’atteinte de cet objectif ambitieux n’était pas sans risque, mais qu’il était prêt à en prendre la responsabilité.
« Ainsi, j’espère que l’année prochaine l’économie ne sera pas de 5,4 % comme l’objectif APBN, je veux la pousser à 6 %. Oui, quels sont les risques de dire cela ? Si je n’y parviens pas, je serai licencié. Mais s’il n’y a pas de défis, ce n’est pas intéressant pour moi, c’est mieux si je reste assis à la maison »
Purbaya Yudhi Sadewa, ministre des Finances
Le ministre envisage une croissance progressive, visant 8 % dans les troisième et quatrième années de son mandat. Il s’inspire des approches économiques adoptées par ses prédécesseurs, Susilo Bambang Yudhoyono et Joko Widodo. Sous la présidence de Yudhoyono, le secteur privé était considéré comme le principal moteur de la croissance, tandis que Widodo a privilégié les dépenses publiques. Purbaya entend combiner ces deux stratégies pour obtenir des résultats optimaux.
Il a précisé que cette combinaison permettrait d’améliorer le climat des investissements et de lever les obstacles qui freinent le développement du secteur réel. Il a également insisté sur la nécessité de protéger le marché intérieur contre la concurrence déloyale des importations illégales, estimant que la demande intérieure, qui représente 90 % de l’économie du pays, est un pilier essentiel de la croissance, contre 10 % pour les exportations.
(ili/hns)
