L’industrie cinématographique saoudienne connaît une croissance spectaculaire, portée par une demande croissante du public et des investissements massifs. Le secteur a généré 5 milliards de riyals saoudiens (environ 1,33 milliard de dollars) de recettes au box-office et vendu 90 millions de billets depuis la réouverture des salles en 2018, selon les chiffres présentés lors du Saudi Film Confex.
Cette dynamique positive s’est particulièrement affirmée ces dernières années. Les ventes annuelles de billets sont passées d’environ six millions en 2020 à 17 millions à la fin de l’année 2024, tandis que les revenus ont augmenté de 90 %, passant de 445 millions de riyals saoudiens (118,7 millions de dollars) à 845 millions de riyals saoudiens (225,3 millions de dollars).
Le Saudi Film Confex, qui s’est tenu cette année sous le thème « Un rassemblement qui transforme la scène », a mis en lumière cette transformation. L’événement a rassemblé 135 exposants venus de 35 pays, plus de 60 conférenciers experts et 50 ateliers interactifs, abordant des sujets cruciaux tels que les droits de propriété intellectuelle, l’intelligence artificielle, la distribution de films et le financement de la production.
« Cet événement a été conçu pour refléter la croissance transformationnelle de l’industrie cinématographique saoudienne et fournir une plate-forme pour unir les cinéastes, les décideurs, les organes législatifs et les entités de formation afin de relever les défis et d’explorer de nouvelles opportunités », a déclaré Abdullah Al-Qahtani, PDG de la Saudi Film Commission.
Les films saoudiens jouent un rôle de plus en plus important dans cette expansion. Leurs ventes totales ont dépassé 120 millions de riyals saoudiens (32 millions de dollars), en forte hausse par rapport aux 13 millions de riyals saoudiens (3,47 millions de dollars) enregistrés en 2020. Cette croissance témoigne de la confiance des investisseurs dans le marché saoudien, soutenue par la Vision 2030 et les efforts de la Film Commission pour faciliter les rencontres entre investisseurs et cinéastes locaux.
Selon Abdullah Al-Qahtani, le Royaume d’Arabie saoudite confirme ainsi son leadership dans l’industrie cinématographique du Moyen-Orient, renforçant son influence en tant que centre névralgique des productions régionales et internationales. Le pays est passé, en quelques années, d’un marché sans cinéma en 2018 à l’une des industries du divertissement à la croissance la plus rapide de la région.
