Publié le 27 novembre 2025 à 20h06, heure locale. La Force centrale de sécurité industrielle (CISF) renforce la sécurité du Parlement indien en allongeant la durée des affectations de son personnel et en durcissant les critères de sélection, suite à des incidents récents et des préoccupations soulevées par des parlementaires.
- La durée du mandat du personnel de la CISF au Parlement passe de trois à quatre ans, avec possibilité d’une prolongation.
- Des critères de sélection plus stricts sont mis en place, incluant un examen psychologique obligatoire et un test d’aptitude physique rigoureux.
- La CISF a pris le contrôle total de la sécurité du complexe parlementaire en mai 2024, remplaçant le service de sécurité parlementaire en place depuis 1950.
Suite à plusieurs plaintes de députés concernant des interpellations ou des contrôles par le personnel de la CISF, et après une brèche de sécurité survenue en décembre 2023 dans le nouveau bâtiment du Parlement, le ministère de l’Intérieur a approuvé le déploiement de la CISF pour assurer la sécurité du complexe. Cette décision marque un changement significatif dans la gestion de la sécurité parlementaire, auparavant assurée par un service dédié depuis 1950, spécialement formé à l’identification et à l’interaction avec les parlementaires.
Selon un responsable de la CISF, cette nouvelle politique vise à améliorer la connaissance du personnel de sécurité des députés et de leurs habitudes de déplacement, afin de garantir une identification précise, des protocoles d’accès sécurisés et une réponse efficace aux menaces potentielles. « Seuls ceux qui satisfont à toutes les étapes seront déployés pour les fonctions parlementaires », a-t-il précisé.
En juin 2024, le député DMK MM Abdulla avait adressé une lettre au vice-président du Rajya Sabha, Jagdeep Dhankhar, se plaignant d’avoir été interrogé par le personnel de la CISF lors d’une visite au Parlement. M. Abdulla avait déclaré avoir été arrêté et questionné sur sa destination au sein du complexe.
La CISF a progressivement pris en charge tous les aspects de la sécurité du Parlement, achevant ce processus le 20 mai 2024. Cela inclut le contrôle d’accès, la sécurité périmétrique et interne, la lutte contre le terrorisme et le sabotage, la gestion des menaces liées aux explosifs, ainsi que la préparation aux incendies et aux catastrophes naturelles. Un effectif de plus de 3 300 personnes, dont plus de 200 spécialistes en gestion des incendies et des catastrophes, a été déployé, introduisant des protocoles de sécurité similaires à ceux utilisés dans les aéroports, tels que la fouille approfondie, le contrôle des bagages aux rayons X et la vérification à plusieurs niveaux des accès.
Pour maintenir un haut niveau de préparation, la CISF organise régulièrement des exercices de simulation basés sur des scénarios réalistes, incluant des incidents de bioterrorisme, des attaques terroristes, des menaces liées aux drones, des cyberattaques, des alertes à la bombe, des opérations d’évacuation et des situations de contamination de l’air. Des exercices de tir nocturnes sont également organisés pour améliorer la précision et l’efficacité du personnel dans des conditions de faible luminosité. Le personnel déployé au Parlement suit régulièrement des sessions de formation, tant sur place qu’en dehors du complexe parlementaire, pendant les périodes de session.
Des tests psychologiques annuels et des tests d’aptitude physique (BPET) seront effectués pour l’ensemble du personnel, tandis que le BPET pour les membres de l’équipe d’intervention rapide sera réalisé mensuellement. La CISF s’entraîne également avec l’armée indienne pour faire face aux menaces à la sécurité, et bénéficie d’une formation spécifique de la Garde nationale de sécurité.
Pour en savoir plus sur la session de mousson du Parlement et le déploiement du CISF au Rajya Sabha, vous pouvez consulter cet article.
Concernant la présence du personnel de sécurité dans le puits de la Chambre, vous pouvez lire la lettre de Kharge au vice-président du Rajya Sabha.
Enfin, pour plus d’informations sur la brèche de sécurité survenue au Parlement, consultez cet article.
La CISF s’entraîne également avec l’armée pour lutter contre les menaces à la sécurité, comme le rapporte cet article.
