Publié le 17 décembre 2025 11h18. Plusieurs mesures sociales et financières entreront en vigueur en 2026 aux Pays-Bas, impactant les revenus des travailleurs, les allocations familiales et le soutien aux demandeurs d’aide sociale, ainsi que les conditions de départ à la retraite.
- Le salaire minimum horaire brut augmentera à 14,71 euros pour les travailleurs de 21 ans et plus.
- Les prestations sociales, telles que l’allocation de participation (assistance sociale) et les pensions, seront indexées, entraînant une hausse générale.
- Les règles d’accès aux allocations sociales seront simplifiées pour encourager le retour à l’emploi, avec des plafonds de revenus plus élevés pour les personnes qui travaillent tout en conservant une aide.
L’année 2026 sera marquée par une revalorisation de nombreuses aides et prestations sociales. Le salaire horaire minimum brut pour les salariés de 21 ans et plus connaîtra une augmentation, passant de 14,40 euros à 14,71 euros. Cette mesure s’accompagne d’une indexation générale de l’ensemble des prestations sociales, incluant l’allocation de participation (assistance sociale), l’IOAW, l’IOAZ, l’AOW (pension d’État), l’ANW (allocation pour les survivants), les allocations d’orphelin, le Wajong (allocation pour jeunes handicapés), le WW (allocation chômage), l’IOW (allocation d’invalidité), le WIA et le WAO (lois sur l’invalidité), ainsi que les prestations liées aux arrêts maladie.
Les personnes bénéficiant d’allocations sociales verront également leurs conditions s’améliorer. Le gouvernement néerlandais prévoit de simplifier la législation sur la participation, afin de faciliter le retour à l’emploi après une période d’aide sociale. Les plafonds de revenus supplémentaires autorisés pour les personnes qui travaillent tout en conservant une allocation seront rehaussés, et des règles claires seront établies concernant la réception de dons. Les allocataires pourront ainsi recevoir jusqu’à 1 200 euros par an en dons sans que cela n’affecte leurs allocations.
Les familles bénéficieront également de ces ajustements. Les allocations familiales, les allocations de garde d’enfants et le budget enfant seront revalorisés. Pour les parents dont le revenu commun ne dépasse pas 56 412 euros, le remboursement des frais de garde d’enfants atteindra 96 %. Même les familles ayant des revenus plus élevés verront leur compensation augmenter. Le budget enfant sera également légèrement augmenté pour les parents isolés dont les revenus ne dépassent pas 29 736 euros.
Un effort particulier sera consenti pour accompagner les jeunes éloignés du marché du travail. Les communes, les écoles et les centres d’orientation seront tenus de collaborer pour prévenir le décrochage scolaire et faciliter la transition vers l’emploi. Un accompagnement personnalisé sera disponible pour les jeunes jusqu’à 27 ans issus des filières MBO (niveaux 1 et 2), VSO, PRO et pour ceux qui ont quitté l’école sans qualification.
En cas de licenciement, l’indemnité de transition sera également revalorisée grâce à l’indexation, atteignant un maximum de 102 000 euros. Si le salaire annuel du salarié est supérieur à ce montant, l’indemnité sera plafonnée à un an de salaire brut.
Les travailleurs exerçant des métiers pénibles pourront bénéficier du régime de retraite anticipée (RVU) et prendre leur retraite jusqu’à trois ans plus tôt. Ils continueront à percevoir une prestation de leur employeur jusqu’à l’âge légal de la retraite, sans que celui-ci ne soit assujetti à une taxe supplémentaire.
Enfin, plus de 9,5 millions de retraités verront leur pension transférée vers le nouveau système à partir du 1er janvier 2026.
