Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg et de l’NHS Lothian ont développé une technique innovante utilisant l’imagerie par fluorescence à durée de vie (FLIM) pour prédire des mutations EGFR dans le cancer du poumon, réduisant le temps de diagnostic de semaines à minutes.
Une nouvelle méthode de diagnostic du cancer du poumon, développée par des chercheurs de l’Université d’Édimbourg et de l’NHS Lothian, promet de révolutionner le traitement personnalisé des patients. Cette technique, basée sur l’imagerie par fluorescence à durée de vie (FLIM) et l’intelligence artificielle (IA), permet de détecter des mutations EGFR sans recourir à des tests génétiques coûteux ou à l’analyse histologique traditionnelle. Selon les chercheurs, cela réduit le temps de diagnostic de semaines à quelques minutes, tout en préservant l’échantillon tissulaire pour des analyses ultérieures.
Le rôle des chercheurs de l’Université d’Édimbourg
Dr Qiang Wang, co-lead de l’étude de l’Institut de régénération et de réparation, a déclaré que cette approche a le potentiel de prendre des processus qui coûtent actuellement des milliers de livres et nécessitent des semaines de travail en laboratoire et de les réduire à quelque chose qui prend des minutes et coûte des centaines. Cette technique utilise des signaux lumineux naturels émis par les échantillons tissulaires, analysés par une IA pour identifier les mutations EGFR, essentielles pour les traitements ciblés. C’est un changement majeur dans ce qui est cliniquement réalisable, particulièrement pour les centres et systèmes de santé où l’accès aux tests moléculaires complexes est limité, a ajouté le professeur Ahsan Akram, co-lead de l’étude de l’Institut de régénération et de réparation.


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Le professeur Akram a également souligné que cette avancée représente une étape importante vers un avenir où une seule analyse non destructive d’une biopsie pourrait rapidement informer les cliniciens si un patient a un cancer, quel type de cancer il a et, avec cette étude, s’il est susceptible de répondre à un traitement ciblé. Selon les chercheurs, cette méthode pourrait être intégrée dans les protocoles cliniques existants, en particulier dans les régions où les ressources sont limitées.
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Les implications pour les soins de santé
Dr David Dorward, consultant thoracic pathologist au NHS Lothian, a souligné que les cliniciens font face à une pression croissante due à l’augmentation du nombre de biopsies. Des technologies comme celle-ci, qui peuvent fournir plus d’informations à partir de plus petits échantillons tissulaires à grande vitesse, seront essentielles pour développer des voies diagnostiques cliniquement efficaces, a-t-il déclaré. Cette méthode permettrait non seulement d’accélérer le diagnostic, mais aussi de préserver les échantillons pour d’autres analyses, réduisant ainsi le gaspillage de tissus précieux.

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Les chercheurs ont également mentionné que cette technique pourrait être étendue à d’autres types de cancers et à d’autres mutations ciblables. Nous travaillons actuellement à la validation clinique de ces approches, avec des travaux supplémentaires visant à étendre la plateforme à d’autres types de cancers, des mutations supplémentaires ciblables et son intégration dans les flux de travail cliniques, ont-ils indiqué.
Les défis et les perspectives futures
Les résultats de cette étude pourraient avoir un impact significatif sur les soins de santé, en particulier dans les pays où l’accès aux tests génétiques est limité.

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