Publié le 18 novembre 2025. Les autorités colombiennes mettent en garde les éleveurs et les propriétaires de chevaux face à une vigilance accrue concernant les encéphalites équines, en particulier l’encéphalite équine orientale (EEO), et rappellent l’importance des mesures de prévention et de contrôle sur l’ensemble du territoire national.
- L’Institut agricole colombien (ICA) et la FEDEQUINES insistent sur le renforcement de la surveillance des trois principales encéphalites équines : orientale (EEO), occidentale (EEO) et vénézuélienne (EVE).
- La vaccination contre l’EVE est obligatoire pour les chevaux se trouvant en altitude inférieure à 1 500 mètres et pour ceux participant à des événements et des compétitions.
- Il n’existe actuellement aucun vaccin disponible en Colombie pour protéger contre l’EEO ou l’EEO.
Bogota, 18 novembre 2025 – L’Institut agricole colombien (ICA) et la Fédération équine colombienne (FEDEQUINES) ont émis des directives urgentes aux producteurs, aux propriétaires d’équidés, aux vétérinaires, aux organisateurs d’événements et aux autorités municipales concernant la prévention et le contrôle des encéphalites équines en Colombie. Cette alerte fait suite à la circulation de l’encéphalite équine orientale (EEO), une maladie potentiellement mortelle pour les chevaux.
La Colombie maintient un système de surveillance continue pour trois types d’encéphalites équines : l’EEO, l’encéphalite équine occidentale (EEO) et l’encéphalite équine vénézuélienne (EVE). Bien que ces maladies partagent des modes de transmission similaires et puissent affecter à la fois les chevaux et les humains, chacune présente des caractéristiques épidémiologiques distinctes qui nécessitent des stratégies de contrôle spécifiques.
L’EEO est particulièrement préoccupante car les équidés sont considérés comme des hôtes terminaux, ce qui signifie qu’ils ne transmettent pas le virus à d’autres animaux ou à l’homme. L’infection se produit uniquement par la piqûre de moustiques infectés. L’EEO, quant à elle, n’est pas présente en Colombie et présente une mortalité équine inférieure à celle de l’EEO. L’EVE, en revanche, est une maladie soumise à un contrôle officiel, les chevaux pouvant agir comme amplificateurs du virus, favorisant ainsi des foyers épidémiques importants.
Actuellement, seul un vaccin contre l’EVE est disponible en Colombie. Il n’existe aucun vaccin pour l’EEO ou l’EEO. Les vaccins utilisés dans d’autres pays sont souvent multivalents, offrant une protection contre l’EEO, l’EEO, l’encéphalite du Nil occidental et d’autres agents pathogènes, mais leur utilisation pourrait interférer avec le système de diagnostic en place en Colombie.
La vaccination contre l’EVE est obligatoire pour les chevaux situés en dessous de 1 500 mètres d’altitude et pour ceux qui participent à des événements et des compétitions. En plus de la vaccination, plusieurs mesures de prévention et de contrôle doivent être mises en œuvre sur les exploitations et lors d’événements.
Mesures de prévention sur les exploitations :
- Éliminer les sites de reproduction des moustiques, tels que les récipients d’eau stagnante, les pneus usagés et les abreuvoirs non nettoyés.
- Maintenir les enclos et les zones de repos propres et débarrassés de la végétation.
- Installer des pièges et des barrières physiques dans les écuries, comme des filets et des rideaux.
- Effectuer des fumigations ciblées pendant les périodes de forte activité des vecteurs.
- Utiliser des répulsifs et des produits autorisés pour les équidés.
- Adapter les horaires de travail ou de pâturage pour éviter l’exposition au lever et au coucher du soleil, lorsque les moustiques sont les plus actifs.
Mesures de prévention lors d’événements et de rassemblements (cavalcades, foires, concours, expositions) :
- Éviter d’organiser des activités dans des zones où des épidémies sont en cours.
- Exiger un certificat de vaccination valide contre l’EVE pour les chevaux situés en dessous de 1 500 mètres d’altitude.
- S’assurer que tous les équidés sont cliniquement sains avant de les autoriser à participer.
- Nettoyer et éliminer les gîtes larvaires des moustiques dans les zones destinées aux animaux et aux humains.
- Mettre en place des points de désinfection et de contrôle sanitaire à l’entrée des événements.
- Placer les chevaux dans des zones protégées par un grillage anti-insectes ou appliquer des répulsifs.
- Éviter l’accumulation d’eau stagnante.
Après un événement :
- Surveiller attentivement la santé des chevaux pendant 7 à 14 jours après l’événement.
- Signaler immédiatement à l’ICA tout signe neurologique suspect ou tout cas de mortalité.
- Maintenir les mesures de lutte antivectorielle sur les propriétés d’origine des chevaux.
L’ICA a déclaré qu’il mettrait en œuvre des actions de surveillance et de contrôle immédiates pour réduire le risque d’EEO chez les chevaux et protéger la santé publique. La notification rapide de tout signe neurologique, de maladie soudaine ou de mortalité est essentielle pour une réponse rapide et efficace.
« La détection précoce sauve des vies et protège la santé animale et humaine. »




