Publié le 7 octobre 2024 14h30. Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas, sous l’égide de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, se poursuivent à Charm el-Cheikh dans l’espoir de parvenir à un accord pour la libération des otages détenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens.
- Les premières discussions, qualifiées de “positives” par des sources proches des négociations, ont permis d’esquisser une feuille de route et un calendrier pour les échanges à venir.
- Le Hamas exige la cessation des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, les considérant comme un obstacle majeur à la libération des otages.
- Les négociations, qui devraient durer plusieurs jours, portent également sur l’avenir de l’administration de Gaza après un éventuel cessez-le-feu et la possible mise en place d’une force internationale de maintien de la paix.
Les pourparlers, qui se déroulent dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, ont repris mardi après-midi après une première journée de discussions lundi. Selon une source de sécurité égyptienne, les délégations israélienne et du Hamas ont réussi à définir une approche pour la série de négociations en cours, ainsi qu’un calendrier prévisionnel. Ces discussions interviennent dans le cadre du plan de paix proposé par l’ancien président américain Donald Trump, qui prévoit la libération de tous les otages détenus par le Hamas en échange de la libération par Israël de centaines de prisonniers palestiniens.
La source égyptienne a souligné que le Hamas a insisté sur la nécessité d’un arrêt des frappes israéliennes sur Gaza, arguant qu’elles compliquent la libération des otages. Une source palestinienne a quant à elle précisé que les médiateurs s’efforcent de déterminer un calendrier précis pour les échanges et de consolider une trêve sur le terrain. Elle a également indiqué que les négociations ne se limitent pas aux questions de sécurité, mais abordent également l’avenir de l’administration de la bande de Gaza après un éventuel cessez-le-feu, ainsi que la possibilité de déployer une force internationale provisoire pour assurer la stabilité et superviser la reconstruction de l’enclave, fortement endommagée par les deux années de conflit.
Le plan de Trump prévoit une première phase axée sur la libération par le Hamas de tous les otages israéliens, vivants ou décédés, capturés lors de son attaque sur le territoire israélien le 7 octobre 2023. En contrepartie, Israël libérerait des centaines de prisonniers palestiniens. La proposition envisage également la démilitarisation de la bande de Gaza et la possibilité de négocier à l’avenir la création d’un État palestinien, une perspective toutefois rejetée par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
La source palestinienne a ajouté que les négociateurs du Hamas réclament des garanties et une supervision efficace pour s’assurer que Israël respectera les termes d’un éventuel accord, en particulier en ce qui concerne la cessation des opérations militaires et le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza.
Le Hamas est représenté dans les négociations par une délégation dirigée par Jalil Al Hague. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a initialement chargé le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, de diriger la délégation israélienne, mais son arrivée a été reportée à mercredi, en coïncidence avec celle de Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, et de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
