Jakarta, lesactualites.news – La 80e session générale des Nations Unies (ONU) a été marquée par des protestations lorsque des dizaines de délégués de divers pays ont quitté la salle lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pris la parole pour prononcer son discours vendredi (26/09/2025). Cette action reflète l’isolement international croissant d’Israël, sur fond d’allégations de crimes de guerre et de pressions mondiales pour mettre fin aux conflits à Gaza.
L’hémicycle principal des Nations Unies présentait des dizaines de sièges vides lorsque Netanyahu a commencé son discours. Les diplomates qui ont quitté la salle représentaient des pays membres de l’Organisation de coopération islamique (OCI), de la Ligue arabe et du mouvement des non-alignés.
Selon des sources, les délégations d’Indonésie, du Pakistan, du Koweït, de la Malaisie, de l’Iran et de Cuba figuraient parmi celles qui ont mené la manifestation. Cette action coordonnée est une forme de rejet de la politique israélienne et une expression de solidarité avec la Palestine.
Ce geste de protestation est l’aboutissement des tensions qui se sont accumulées lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les diplomates présents ont déclaré que la présence de Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des accusations de crimes contre l’humanité, était inacceptable.
Cette protestation symbolique rejette le récit présenté par Netanyahu et met en lumière la crise humanitaire à Gaza, conséquence de l’agression militaire israélienne.
Dans son discours, Netanyahu a contesté les critiques internationales et défendu les actions de son pays, les qualifiant de guerre de légitime défense. Il a également condamné les pays qu’il accuse de soutenir le terrorisme en encourageant la création d’un État palestinien.
Netanyahu a réaffirmé son opposition à la solution des deux États, une position contraire au consensus de la majorité des membres de l’ONU. La réaction à ce geste de protestation est variée, la délégation américaine, principal allié d’Israël, étant restée dans la salle.
