Mis à jour le 19 décembre 2025 à 16h58. En pleine procédure judiciaire aux États-Unis pour fraude électronique et blanchiment d’argent, l’ancien président de la Fédération chilienne de football, Sergio Jadue, a lancé une virulente attaque contre plusieurs figures du football chilien, notamment le président actuel de l’ANFP, Pablo Milad.
- Jadue accuse Pablo Milad d’être le principal responsable des récents échecs de l’équipe nationale chilienne, notamment ses trois échecs consécutifs à se qualifier pour la Coupe du Monde.
- Il critique également Marcelo Bielsa, l’ancien sélectionneur, et dénonce l’attitude qu’il qualifie de destructrice du journalisme sportif.
- Jadue se targue de sa contribution à la victoire du Chili lors de la Copa América 2015, la considérant comme son plus grand accomplissement.
Toujours depuis les États-Unis où il est confronté à des accusations de fraude et de blanchiment d’argent, Sergio Jadue n’a pas hésité à pointer du doigt Pablo Milad, actuel président de l’Association Nationale de Football Professionnel (ANFP), comme étant le principal artisan des difficultés rencontrées par la sélection chilienne ces dernières années. Selon Jadue, l’incapacité du Chili à se qualifier pour trois Coupes du Monde consécutives est directement imputable à la gestion de Milad.
Dans un podcast intitulé « De quel côté es-tu ? », Jadue a affirmé avec force :
« Deux d’entre eux se sont déroulés sous l’administration de Pablo Milad. »
Sergio Jadue, ancien président de l’ANFP
Il a même ajouté, avec une pointe d’ironie, qu’il aurait démissionné immédiatement s’il avait été responsable d’un tel échec :
« Si je n’étais pas allé à une Coupe du monde, je démissionnerais le lendemain. »
Sergio Jadue, ancien président de l’ANFP
Les critiques de Jadue ne se sont pas arrêtées là. Il a également reproché à Milad l’exclusion du Chili de l’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030, estimant que le président de l’ANFP ne suscite pas le respect au sein des instances du football continental. Il a insisté sur le fait que le manque de poids du Chili au sein de la CONMEBOL (Confédération Sud-Américaine de Football) est une conséquence directe des actions de la Fédération chilienne.
Jadue a développé son argument en expliquant que l’influence au sein de la CONMEBOL ne se mesure pas en termes financiers, mais plutôt en termes de respect et de participation aux prises de décision :
« Avoir du poids, c’est participer à la prise de décisions. Cela n’a rien à voir avec l’argent, l’argent sale, c’est par respect et ils (Pablo Milad) ne vous respectent pas. »
Sergio Jadue, ancien président de l’ANFP
L’ancien dirigeant n’a pas non plus épargné Marcelo Bielsa, l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale. Bien qu’il reconnaisse les qualités de Bielsa en tant qu’entraîneur, il estime que sa réputation est exagérée et qu’il a contribué à compliquer son arrivée à la tête de l’ANFP en plaidant pour la continuité d’Harold Mayne-Nicholls.
Mais les attaques les plus virulentes ont été réservées au journalisme sportif, que Jadue accuse de partialité et de vouloir dicter les règles du jeu. Il les a qualifiés de destructeurs et d’incompétents :
« Qui pense les connaître tous, qui pense être capable d’embaucher ou d’employer des techniciens, mais qui échoue avec des gens qui pensent connaître le football mais ce n’est pas le cas. »
Sergio Jadue, ancien président de l’ANFP
Il a dénoncé une arrogance médiatique, estimant que certains journalistes se croient investis d’une autorité qu’ils n’ont pas et qu’ils inventent des informations.
Malgré ses critiques acerbes, Jadue a tenu à rappeler que sa plus grande fierté reste la victoire du Chili lors de la Copa América 2015. Il a conclu en affirmant :
« Même si ça pique ce foutu média qu’est le journalisme, chez moi, j’ai une médaille d’or qui dit champion de la Copa América et personne ne la change. »
Sergio Jadue, ancien président de l’ANFP
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