Davos, le 18 janvier 2026. Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Masrour Barzani, mène une délégation ambitieuse au Forum économique mondial, avec l’objectif de séduire les investisseurs internationaux et de renforcer la présence économique de la région sur la scène mondiale.
- Masrour Barzani dirige une délégation comprenant 20 investisseurs privés au Forum de Davos.
- Le Kurdistan a agrandi sa « Maison du Kurdistan » pour faciliter le réseautage et présenter son potentiel d’investissement.
- Cette participation s’inscrit dans une stratégie visant à intégrer systématiquement une dimension commerciale à chaque déplacement diplomatique.
Le Premier ministre de la région du Kurdistan, Masrour Barzani, participe cette semaine au 56e Forum économique mondial de Davos, en Suisse, accompagné d’une délégation élargie comprenant des représentants gouvernementaux et, pour la première fois, une vingtaine d’investisseurs du secteur privé. Cette initiative marque une intensification des efforts du Kurdistan pour attirer les capitaux étrangers et diversifier son économie.
Selon le Dr Mohammed Shukri, président du Conseil d’investissement de la région du Kurdistan, cette composition de la délégation représente une rupture avec les participations précédentes. « Cette délégation est différente et plus large », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’associer directement les acteurs économiques aux discussions diplomatiques.
Cette approche s’inscrit dans une stratégie définie par le Premier ministre Barzani, qui prévoit que chaque voyage diplomatique international soit systématiquement accompagné d’une composante commerciale et d’investissement. L’objectif est de transformer les relations politiques en opportunités économiques concrètes pour la région.
Le Forum économique mondial, qui se déroule du 19 au 23 janvier 2026 sous le thème « Un esprit de dialogue », offre une plateforme unique pour le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) afin de rencontrer des décideurs clés du monde entier.
Le Dr Shukri a qualifié cette participation d’« opportunité en or » pour le Kurdistan, en raison du calendrier chargé de réunions politiques, économiques et sociales prévues entre Masrour Barzani et des dirigeants internationaux de premier plan.
Au cœur de la présence du GRK à Davos se trouve la « Maison du Kurdistan », un espace dédié qui ouvre ses portes pour la troisième année consécutive. Cet espace, supervisé conjointement par le cabinet du Premier ministre, le Conseil d’investissement et le Bureau des relations internationales, a été agrandi grâce au soutien financier des investisseurs locaux. Il servira de point de rencontre pour les discussions, le réseautage et la présentation du potentiel d’investissement du Kurdistan.
« L’importance de Davos réside dans le fait qu’il ouvre plus largement les portes du Kurdistan aux investisseurs mondiaux, afin qu’à l’avenir ils viennent mettre en œuvre des projets dans la région du Kurdistan. »
Dr Mohammed Shukri, président du Conseil d’investissement de la région du Kurdistan
Le Premier ministre Barzani suit personnellement la mise en œuvre des décisions et des accords conclus à Davos, afin de garantir que les promesses diplomatiques se traduisent par des projets économiques tangibles. Il s’agit de sa cinquième participation consécutive au forum, une constance qui, selon les responsables, a contribué à renforcer la position du Kurdistan sur la scène internationale.
Le Forum de Davos devrait accueillir près de 3 000 dirigeants issus de plus de 130 pays, représentant un large éventail de secteurs. On prévoit également une participation gouvernementale record, avec environ 400 hauts responsables politiques, dont 65 chefs d’État et de gouvernement et six dirigeants des pays du G7.
Parmi les personnalités attendues, on compte le président américain Donald Trump, le Premier ministre canadien Mark Carney, le président argentin Javier Milei, le président colombien Gustavo Petro, le président équatorien Daniel Noboa, le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. La délégation du GRK aura ainsi l’occasion d’aborder des questions telles que la sécurité énergétique, la stabilité régionale et le commerce bilatéral avec ces puissances occidentales.
Des représentants du Moyen-Orient et de l’Asie seront également présents, notamment le Premier ministre qatari et ministre des Affaires étrangères Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, le président israélien Isaac Herzog et le Premier ministre de l’Autorité nationale palestinienne Mohammad Mustafa. La présence du président syrien Ahmed Sharaa est également notée, ainsi que celle de dirigeants d’autres pays de la région, tels que le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le président arménien Vahagn Khachaturyan.
Le forum accueillera également des représentants d’organisations internationales majeures, dont les Nations Unies, représentées par le secrétaire général António Guterres, ainsi que Barham Salih, en sa qualité de Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Des dirigeants du PNUD, de l’OMS et de l’UIT seront également présents.
Enfin, la présence de dirigeants des principales institutions financières mondiales, telles que la Banque mondiale, le FMI, l’OMC et l’OCDE, offre à la délégation d’investisseurs kurdes des opportunités de discuter de la diversification des sources de revenus et de l’intégration de la région dans le système financier mondial.
