Publié le 24 septembre 2025. La COVID longue représente un défi croissant pour la santé au travail. Un nouveau rapport du Conseil national de sécurité (NSC) met en évidence l’importance d’une approche globale pour protéger les employés touchés et réduire les risques d’accidents.
- Les travailleurs souffrant de COVID longue sont plus susceptibles de subir des blessures nécessitant des soins médicaux ou un arrêt de travail.
- Le rapport recommande aux employeurs d’évaluer les risques physiques et cognitifs, de proposer des aménagements de travail flexibles et de soutenir la santé mentale de leurs employés.
- Il souligne également l’importance de se conformer aux protections juridiques existantes, telles que la loi américaine sur les personnes handicapées (ADA) et la loi sur le congé familial et médical (FMLA).
La COVID longue, caractérisée par des symptômes persistants des semaines, voire des mois, après la phase aiguë de l’infection au COVID-19, touche une proportion significative de la population. Selon le NSC, entre 10 et 30 % des personnes ayant contracté le COVID-19 pourraient en souffrir. Ces symptômes peuvent varier considérablement, allant de la fatigue et des difficultés de concentration à des déficiences cognitives et physiques plus graves, augmentant ainsi le risque d’accidents du travail.
Pour établir ces conclusions, le NSC a mené une enquête auprès de 1 500 travailleurs à temps plein entre octobre 2024 et septembre 2025. Les participants ont été répartis en trois groupes : ceux qui n’ont jamais été testés positifs au COVID-19, ceux qui ont été testés positifs mais n’ont pas présenté de symptômes prolongés, et ceux qui ont continué à ressentir des symptômes pendant au moins trois mois après l’infection initiale. Les résultats ont clairement démontré une corrélation entre la COVID longue et une augmentation des blessures sur le lieu de travail.
Le rapport formule des recommandations précises à l’attention des employeurs et des professionnels de la sécurité. Il suggère notamment de réaliser des évaluations complètes des risques, tant physiques que cognitifs, afin d’identifier les dangers potentiels. La mise en place d’aménagements de travail flexibles, tels que des horaires réduits, le télétravail ou un retour progressif au travail après une maladie, est également encouragée. De plus, le NSC préconise l’accès à des postes de travail ergonomiques, à des outils adaptés et à des pauses régulières.
Le soutien à la santé mentale est également un élément clé. Le rapport recommande d’offrir des programmes d’aide aux employés, des journées dédiées à la santé mentale et un accès à des services de thérapie ou de conseil. Il insiste également sur la nécessité de créer un environnement de travail empreint d’empathie, de confiance et de transparence, favorisant le dialogue ouvert entre les superviseurs et les employés, et réduisant la stigmatisation associée à la COVID longue. Des groupes de ressources pour les employés peuvent également être mis en place.
Enfin, le NSC rappelle que les travailleurs atteints de COVID longue peuvent bénéficier de certaines protections juridiques, notamment celles prévues par la Loi sur les Américains handicapés de 1990 et la Loi sur le congé familial et médical de 1993. Il est également crucial de sensibiliser et de former les managers et les collègues à cette problématique.
« Comprendre comment les symptômes de la COVID longue interagissent avec les tâches professionnelles et les protocoles de sécurité est essentiel pour atténuer les risques et soutenir les travailleurs concernés. »
NSC
