Publié le 8 janvier 2026 à 22h15. L’administration Trump a annoncé une réduction du nombre de vaccins recommandés pour les enfants aux États-Unis, passant de 17 à 11, une décision qui suscite de vives critiques de la part de la communauté médicale.
- Le gouvernement américain réduit le nombre de vaccins infantiles obligatoires, alignant sa politique sur celle d’autres pays développés.
- Les vaccins sont désormais classés en trois catégories : recommandés, basés sur les facteurs de risque et soumis à la décision des parents et du médecin.
- Cette réforme, portée par Robert F. Kennedy Jr., suscite l’inquiétude des experts qui craignent une érosion de la confiance dans la vaccination.
Washington a dévoilé une nouvelle politique de vaccination infantile, initiée par le ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr. (RFK Jr.), dans le cadre du mouvement “Make America Healthy Again” (MAHA). Le président Donald Trump a présenté cette mesure comme une réforme logique et attendue par de nombreux Américains.
« De nombreux Américains, en particulier les mères qui soutiennent le mouvement MAHA, attendent depuis longtemps ces réformes de bon sens »,
Donald Trump, président des États-Unis (cité par la BBC)
Selon les nouvelles directives du CDC (Centers for Disease Control and Prevention), les vaccins sont désormais répartis en trois catégories principales. La première, celle des vaccins principaux recommandés (obligatoires ou de routine), protège contre 11 maladies : la rougeole, les oreillons, la rubéole, la polio, la coqueluche, le tétanos, la diphtérie, l’Haemophilus influenzae type b (Hib), les pneumocoques, le virus du papillome humain (VPH) et la varicelle.
La deuxième catégorie comprend les vaccins administrés en fonction des facteurs de risque de l’enfant, tels que le virus respiratoire syncytial (VRS), l’hépatite A, l’hépatite B, la dengue et la méningite. Enfin, la décision concernant les vaccins contre la COVID-19, la grippe et le rotavirus revient désormais entièrement aux parents et au personnel médical.
Le ministère américain de la Santé justifie ce changement par une comparaison avec 20 autres pays développés, considérant que les États-Unis étaient une « anomalie mondiale » en raison du nombre élevé de doses et de types de maladies couverts par les vaccins obligatoires. Les États-Unis s’inspirent désormais du Danemark, qui ne recommande une protection que contre 10 types de maladies.
Cette décision a provoqué une levée de boucliers au sein de la communauté médicale. Le Dr Andrew D. Racine, président de l’American Academy of Pediatrics, a jugé la comparaison avec le Danemark non pertinente, avertissant que cette mesure créerait du chaos et éroderait la confiance du public dans la vaccination.
« Les États-Unis ne sont pas le Danemark. Nos populations, nos infrastructures de santé et nos risques de maladie sont très différents »,
Dr Andrew D. Racine, président de l’American Academy of Pediatrics
