Des tempêtes d’une violence exceptionnelle ont frappé le centre et le sud de la province ce jeudi 1er janvier, causant des dégâts considérables et une tragédie humaine. Un travailleur a perdu la vie et deux autres ont été blessés sur le péage de la route de Colonia Caroyao.
Interrogée par le SRT, Arène Lucie, docteure en physique et spécialiste de l’atmosphère, a expliqué pourquoi la province est particulièrement sujette à ces phénomènes extrêmes. « Córdoba est une zone où les tempêtes sont fréquentes, mais l’intensité que nous observons actuellement est sans précédent », a-t-elle précisé, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un phénomène récent.
La chercheuse a décrit l’ampleur des formations nuageuses : « Ce sont des nuages qui s’étendent sur plus de 20 kilomètres. Pour se faire une idée, imaginez trois Aconcaguas superposés les uns au-dessus des autres. » Elle a également rappelé la tempête historique qui avait frappé Carlos Paz en 2018, avec la chute du « Colosse Victoria », une grêle dont certains morceaux atteignaient plus de 17 centimètres de diamètre – un record en Amérique du Sud.
« Les grêlons sont de véritables archives, ils conservent de nombreuses informations, un peu comme des empreintes digitales », a expliqué l’experte, remerciant au passage les habitants qui conservent des échantillons pour les besoins de la recherche scientifique.
Arène Lucie a toutefois souligné la difficulté de prévoir avec précision les zones d’impact de ces tempêtes. Elle a insisté sur l’importance de ne pas minimiser les alertes émises par le Service Météorologique : « Même lorsque nous sommes informés, l’ampleur de ces événements est parfois sous-estimée. »
