Publié le 24 septembre 2025. La possible fermeture de l’établissement de soins de longue durée « Our Island Home » suscite l’inquiétude à Nantucket, où les habitants craignent un isolement accru des personnes âgées et dépendantes, compte tenu de la situation géographique particulière de l’île.
- La ville de Nantucket envisage de fermer « Our Island Home », son unique établissement de soins de longue durée.
- Les résidents s’inquiètent de l’impact sur les personnes âgées et celles nécessitant une réadaptation, en particulier en raison de la difficulté pour les familles de se rendre sur l’île.
- Marjorie Trott exhorte les autorités municipales à reconsidérer cette décision et à explorer des solutions alternatives pour maintenir un établissement de soins sur l’île.
La perspective de la fermeture de « Our Island Home » a provoqué une vive réaction au sein de la communauté de Nantucket. Dans une lettre adressée au Select Board, l’organe exécutif municipal, Marjorie Trott exprime sa profonde préoccupation face à cette décision envisagée. Elle souligne que la fermeture priverait les habitants de l’île d’un lieu essentiel pour les soins de longue durée et la réadaptation, particulièrement crucial pour une population vieillissante.
Selon Mme Trott, Nantucket se trouve dans une situation unique. L’éloignement géographique de l’île rend difficile pour les familles de rendre visite et de prodiguer des soins à leurs proches dans des établissements situés sur le continent. « Nous sommes la seule ville du Commonwealth à gérer sa propre maison de retraite », rappelle-t-elle, soulignant l’importance de cet établissement pour la communauté insulaire. L’absence d’alternatives viables à proximité, accessibles financièrement et en termes de temps de trajet, rend la situation d’autant plus préoccupante.
Mme Trott insiste sur le fait que l’isolement est déjà un problème majeur dans les établissements de soins. Fermer « Our Island Home » ne ferait qu’aggraver cette situation, en rendant encore plus difficile pour les familles et les amis de rendre visite aux résidents. Elle met en garde contre le message que cela enverrait : « Cela semble terriblement solitaire, insensible et cruel. Nous pouvons sûrement faire mieux. »
Elle appelle le Select Board à permettre à la communauté de continuer à chercher des solutions pour maintenir un établissement de soins sur l’île et demande que la question soit à nouveau soumise à l’assemblée municipale. « Sans cela, nous arrachons un morceau irremplaçable de l’âme de l’île », conclut-elle.
