Publié le 21 novembre 2025 à 10h05. L’Union européenne et l’Afrique du Sud ont scellé un partenariat stratégique ambitieux axé sur les minéraux critiques, avec un investissement de 350 millions d’euros pour moderniser les infrastructures sud-africaines et renforcer les chaînes d’approvisionnement. Cette alliance marque une nouvelle étape dans la coopération Afrique-Europe, au-delà des modèles traditionnels d’aide au développement.
- Un accord historique a été signé pour assurer à l’Afrique du Sud et à l’UE une place de choix dans la chaîne de valeur des minéraux critiques, essentiels à la transition énergétique et aux technologies de pointe.
- L’UE s’engage à investir 350 millions d’euros (environ 563 millions de dollars américains) dans la modernisation des infrastructures sud-africaines, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie.
- L’Afrique du Sud ambitionne de développer sa capacité de transformation des minéraux sur son territoire, créant ainsi des emplois et stimulant son économie.
Lors d’une réunion trilatérale de haut niveau jeudi, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen António Costa ont réaffirmé leur engagement envers un partenariat fondé sur la confiance et des objectifs communs. Le président Ramaphosa a qualifié cette relation de “mature, prévisible, fiable et basée sur la confiance”.
L’accord sur les minéraux critiques vise à diversifier l’approvisionnement de l’UE, réduisant ainsi sa dépendance à des sources uniques et anticipant d’éventuelles perturbations. Il intervient dans un contexte mondial marqué par une incertitude croissante quant à l’engagement des États-Unis dans les forums multilatéraux, soulignant ainsi l’importance d’une coopération internationale renforcée.
La présidente von der Leyen a annoncé la mise en œuvre de trois projets majeurs, notamment un investissement de 350 millions d’euros pour moderniser les infrastructures sud-africaines. Elle a précisé que cet investissement comprendra un soutien à la décarbonation de Transnet, l’entreprise ferroviaire et portuaire sud-africaine, dans le cadre du Partenariat pour une transition énergétique juste.
« Nous sommes très heureux… d’avoir un partenaire comme l’UE, et avec lequel nous pouvons discuter de diverses questions rien que cette année. »
Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud
Au-delà de l’extraction des matières premières, l’Afrique du Sud entend désormais développer une industrie de transformation locale, captant ainsi une plus grande valeur ajoutée et soutenant la création d’emplois. L’UE, quant à elle, renforcera les systèmes d’énergie propre et de transport en Afrique du Sud, s’appuyant sur sa stratégie d’investissement Global Gateway.
Cet accord représente une convergence d’intérêts : l’ambition de l’Afrique de s’industrialiser et la nécessité pour l’Occident de sécuriser son approvisionnement en matières premières stratégiques. Il ouvre un nouveau chapitre dans la coopération entre l’Afrique et l’Europe, fondé sur un partenariat mutuellement bénéfique et durable.
