Publié le 29 décembre 2025 à 22h21. Les accusations mutuelles s’intensifient entre la Russie et l’Ukraine, compromettant les perspectives de négociations de paix alors que Moscou affirme avoir déjoué une attaque de drones visant la résidence de Vladimir Poutine.
- La Russie accuse l’Ukraine d’avoir lancé 91 drones sur la résidence officielle de Vladimir Poutine, une allégation catégoriquement rejetée par Kiev.
- Les pourparlers de paix entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie se poursuivent, mais sont assombries par ces nouvelles tensions.
- L’ancien président américain Donald Trump a exprimé son indignation face à l’incident, tout en appelant à la prudence quant à sa vérification.
Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit en Ukraine sont confrontés à un nouveau défi, alors que la Russie accuse Kiev d’avoir orchestré une attaque de drones contre la résidence de Vladimir Poutine, située dans la région de Novgorod, au nord-ouest du pays. Selon les autorités russes, les 91 drones utilisés ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne, sans faire de victimes ni causer de dommages significatifs.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme d’État » de la part du régime de Kiev, menaçant de reconsidérer les négociations de paix en cours.
« Il s’agit de mensonges typiquement russes, destinés à trouver un prétexte pour poursuivre l’agression militaire contre l’Ukraine. »
Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement nié toute implication de son pays dans cette attaque, qualifiant les accusations russes de « mensonges typiquement russes » et appelant la communauté internationale à ne pas céder aux pressions de Moscou. Il a souligné l’importance de ne pas laisser la Russie saper les efforts visant à parvenir à une paix durable.
Ces accusations interviennent alors que les États-Unis et l’Ukraine ont récemment mené une série de discussions en Floride, axées sur un plan de paix révisé. L’Ukraine a indiqué que les États-Unis avaient proposé un concept de sécurité sur 15 ans, et Donald Trump a affirmé que les dispositions pertinentes étaient « achevées à environ 95 % ».
Cependant, des divergences majeures subsistent concernant le statut territorial et la situation de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par les forces russes. Les négociations concernant le contrôle russe de la région du Donbass n’ont pas non plus permis de progrès significatifs. L’armée russe contrôle actuellement environ 75 % du territoire de Donetsk et près de 99 % de celui de Louhansk.
La Maison Blanche a confirmé que Donald Trump avait eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine après les négociations américano-ukrainiennes. Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, a déclaré que Poutine avait souligné à Trump que l’attaque de drones avait eu lieu peu après que les États-Unis aient jugé que les négociations « se déroulaient bien ».
Ouchakov a rapporté que Trump avait initialement exprimé son « choc et sa colère » face à cet incident, estimant qu’il affecterait inévitablement la coopération future entre les États-Unis et l’Ukraine. Trump a ensuite déclaré aux médias qu’il avait appris l’incident par Poutine et qu’il était « très en colère » contre les actions concernées. Il a toutefois ajouté qu’il était nécessaire de vérifier l’authenticité de ces informations, admettant qu’il était possible que « cette attaque ne se soit pas produite du tout ».
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