Publié le 1er octobre 2025 à 00h57. Plusieurs membres du gouvernement colombien ont réagi à la révocation du visa américain du président Gustavo Petro, suite à ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien, certains choisissant de renoncer à leurs propres permis de séjour en signe de solidarité.
- La décision américaine fait suite à l’intervention du président Petro lors d’une marche pro-palestinienne à New York et à ses déclarations devant l’Assemblée générale de l’ONU.
- Plusieurs ministres et hauts fonctionnaires ont vu leur visa révoqué, tandis que d’autres ont choisi de renoncer volontairement à leur droit de séjour aux États-Unis.
- Gustavo Bolívar, figure influente du Pacte historique, a annoncé qu’il conserverait son visa, invoquant des raisons familiales.
La décision du gouvernement américain de retirer le visa au président Gustavo Petro a provoqué une onde de réactions au sein du gouvernement colombien et de ses alliés politiques. Plusieurs membres du Pacte historique ont affiché leur soutien au chef de l’État, certains allant jusqu’à renoncer à leur propre permis de séjour aux États-Unis en signe de solidarité.
Edwin Palma, ministre des Mines et de l’Énergie, Angie Rodríguez, directrice du Dapre, Augusto Ocampo, secrétaire juridique de la présidence, Rosa Villavicencio, chancelière, Germán Ávila, ministre des Finances, Rusinque Sky, surintendant de l’industrie et du commerce, et Juan Carlos Florián, ministre plénipotentiaire, figurent parmi les fonctionnaires qui ont soit vu leur visa révoqué, soit ont choisi de s’en défaire.
Cependant, Gustavo Bolívar, qui était pressenti comme candidat potentiel à la présidentielle lors des élections de 2026, a annoncé qu’il ne suivrait pas cette tendance. Dans une interview accordée à Caracol Radio, il a expliqué que la présence de l’un de ses enfants aux États-Unis l’empêchait de renoncer à son visa.
« Non, pour aucune raison que ce soit… J’ai un enfant aux États-Unis et ce serait l’abandonner »,
Gustavo Bolívar
Il a insisté sur le fait que le fanatisme ne devait pas primer sur les obligations familiales. « Le fanatisme n’y arrive pas », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de pouvoir rendre visite à son fils régulièrement.
Bolívar a également souligné que le président Petro avait déjà fait de nombreux sacrifices, mais que la possibilité de voir son enfant ne faisait pas partie de ceux-ci. Il a réaffirmé son soutien au président, affirmant qu’il continuerait à « sacrifier ce qui me touche : le capital, le temps, la tranquillité et quoi que ce soit », tout en précisant que l’amour et la proximité avec sa famille étaient hors de question.
Récemment, Bolívar avait exprimé des critiques à l’égard de son propre parti politique suite à l’entrée de Daniel Quintero dans la consultation populaire visant à désigner le candidat du Pacte historique pour les élections de 2026. Il a d’ailleurs annoncé qu’il ne participerait pas à cette élection et qu’il envisagerait de se présenter comme candidat indépendant si l’ancien maire de Medellín venait à gagner.
La révocation du visa du président Petro intervient après ses prises de position critiques à l’égard d’Israël, notamment lors de manifestations contre le génocide à Gaza et après son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, où il avait appelé les soldats à désobéir à Donald Trump.
Président Gustavo Petro au Conseil des ministres Photo:présidence
Gustavo Bolívar. Photo:César Melgarejo



