Les hydrologues français signalent un assèchement généralisé des sols et des cours d’eau, selon une étude de l’Ifremer publiée le 15 juillet 2026. La baisse des nappes phréatiques et des débits fluviaux inquiète les scientifiques, qui mettent en garde contre des conséquences environnementales et économiques.
L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a publié une étude le 15 juillet 2026, confirmant un assèchement accru des sols et des cours d’eau en France, particulièrement dans les régions du Sud et de l’Est. Selon les données, 62 % des bassins hydrographiques observés montrent une diminution significative des nappes phréatiques par rapport à la moyenne des dix dernières années.
Les régions les plus touchées
Les départements du sud-est, notamment le Var, les Bouches-du-Rhône et le Gard, subissent les effets les plus marqués. La rivière Durance, qui alimente plusieurs bassins agricoles, a vu son débit baisser de 40 % en 2026 par rapport à 2020, selon le Syndicat mixte du bassin de la Durance (SMBD). « Les prélèvements d’eau pour l’agriculture et l’industrie ont atteint des niveaux critiques, exacerbant la crise », explique un responsable du SMBD.
Le bassin de la Loire, traditionnellement plus stable, enregistre également une dégradation. L’Agence de l’eau Loire-Briere signale une baisse de 25 % des niveaux d’eau souterraine dans les zones rurales, affectant l’irrigation des cultures de blé et de maïs. « Sans intervention, la production agricole risque de chuter de 15 à 20 % d’ici 2027 », prévient un ingénieur hydrologique.
Réactions des autorités
Le ministère de l’Écologie a annoncé une révision des règles de gestion de l’eau, avec des restrictions supplémentaires pour les prélèvements industriels et agricoles. « Nous devons prioriser la durabilité des ressources en eau, même si cela implique des sacrifices économiques », a déclaré la ministre Élodie Marchand lors d’une conférence de presse le 18 juillet.
Les collectivités locales, comme la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont instauré des restrictions volontaires. Le préfet du Var a mis en place un système de rationnement pour les usages non essentiels, tandis que des subventions sont offertes pour l’installation de systèmes de recyclage de l’eau. « Les mesures prises sont temporaires, mais elles montrent une volonté de réagir », souligne un élu local.
Inquiétudes scientifiques
Les hydrologues alertent sur des risques à long terme. « L’assèchement des sols peut entraîner une perte de biodiversité et une dégradation des écosystèmes », explique le professeur Lucien Dufresne, spécialiste de l’hydrologie à l’université de Lyon. « Sans un changement de politique, les déserts de l’ouest de la France pourraient s’étendre de 30 % d’ici 2030. »
Des études publiées dans la revue Hydrological Sciences suggèrent également un lien entre la sécheresse et le changement climatique. « Les modèles prédictifs montrent que les périodes de sécheresse deviendront plus fréquentes et plus intenses », affirme l’auteur principal, le chercheur Amélie Roy. « Cela nécessite une collaboration internationale pour gérer les ressources transfrontalières. »
Ce qu’il faut surveiller
Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact des mesures prises. Le gouvernement prévoit une réunion d’urgence avec les experts le 25 juillet pour ajuster les stratégies. Les citoyens sont invités à surveiller les rapports de l’Ifremer et des agences locales pour rester informés des évolutions.
À lire aussi
