Publié le 29 septembre 2023 10h45. Le projet de métro de Dublin, long de 19 km, pourrait être mis en service par étapes afin de maîtriser les coûts, a révélé le gouvernement. Cette approche progressive permettrait de lancer les services sur certaines portions du tracé avant l’achèvement complet des travaux.
- Le ministère des Transports envisage une ouverture en deux phases : d’abord jusqu’à O’Connell Street en 2035, puis jusqu’à Charlemont en 2036.
- La décision finale concernant cette mise en service progressive revient au gouvernement irlandais.
- Le coût du projet, estimé initialement à 9,5 milliards d’euros, pourrait dépasser les 23 milliards d’euros selon certains experts.
L’agence d’État responsable du développement des infrastructures de transport en Irlande, Transport Infrastructure Ireland (TII), a évoqué la possibilité d’une ouverture progressive du Métrolink, la future ligne de métro reliant Swords à Charlemont, lors d’une soumission au Département des dépenses publiques (DPER) cet été. Cette proposition s’inscrit dans le cadre du processus d’obtention d’un financement dans le cadre du Plan de développement national (NPD) révisé.
Selon les plans actuels, la première phase du projet, s’étendant jusqu’à O’Connell Street, pourrait être opérationnelle au cours des trois derniers mois de 2035. La seconde phase, menant à Charlemont, près de Ranelagh, serait quant à elle achevée entre juillet et septembre 2036. Le ministère des Transports a précisé que la construction de la ligne complète, des épées à Charlemont, resterait un projet unique, mais que des services pourraient être lancés sur des sections partielles avant son achèvement total.
Une décision concernant l’autorisation de construire le Métrolink, un projet ferroviaire souterrain de plusieurs milliards d’euros, est attendue prochainement. Si la Commission de planification (An Coimisiún Pleanála) donne son feu vert, TII lancera des appels d’offres indicatifs pour la construction. Une analyse finale de rentabilité sera ensuite soumise au gouvernement pour approbation, permettant de déterminer le coût précis du projet.
Un porte-parole du projet a souligné que l’ouverture progressive pourrait être facilitée par la réalisation séquentielle des travaux de test et de mise en service le long de la ligne.
« Le directeur du programme, Seán Sweeney, examine continuellement les moyens d’optimiser le calendrier et de réduire les coûts. Une façon de le faire serait de commander et de tester le chemin de fer par étapes séquentiellement, du nord au sud. »
Porte-parole du projet Metrolink
Il a toutefois précisé qu’aucune décision n’a encore été prise par le gouvernement à ce sujet et que toutes les dates d’ouverture dépendent du processus d’autorisation et de l’approbation gouvernementale.
Le coût potentiel du Métrolink a suscité de vives préoccupations, notamment de la part du DPER. Une analyse préliminaire de TII, présentée au gouvernement en septembre 2022, estimait le coût du projet entre 7,16 et 12,25 milliards d’euros, avec une estimation médiane de 9,5 milliards d’euros. Cependant, un examen ultérieur réalisé par le principal groupe consultatif du DPER a estimé que les risques « inconnus inconnus » pourraient porter le coût total à plus de 23 milliards d’euros.
Interrogé sur sa soumission dans le cadre du NPD révisé, le ministère des Transports a déclaré à l’Irish Times que la livraison progressive du Métrolink n’était pas à l’étude et que l’appel d’offres porterait sur l’ensemble du tracé, de l’estuaire de Swords à Charlemont. Il a cependant ajouté que le programme de construction actuel permettrait des tests et une mise en service progressifs des sections du projet, facilitant ainsi le processus d’approbation réglementaire et offrant la possibilité de lancer des services sur certaines portions de la ligne avant l’achèvement de tous les travaux.
