Le groupe Nosoli, propriétaire des enseignes Furet du Nord et Decitre, a annoncé mardi 30 juin la fermeture de 11 magasins et la suppression de 163 postes, dont quatre à Lyon, dans le cadre d’un plan de sauvegarde après son placement en redressement judiciaire. Les boutiques de Bellecour et de Confluence, à Lyon, sont particulièrement touchées, selon plusieurs sources.
Plan de sauvegarde et fermetures prévues
Le groupe Nosoli, en redressement judiciaire depuis le 1er juin, a dévoilé un plan de sauvegarde visant à réduire ses coûts et à renforcer sa compétitivité. Selon les informations fournies par le journal Lyon Mag, 11 des 27 magasins du groupe seront fermés, dont quatre dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. À Lyon, les enseignes de Bellecour et de Confluence font partie des points de vente concernés.

Le Dauphiné Libéré précise que les fermetures toucheront aussi la librairie Decitre de Grenoble, tandis que le Progrès confirme que les deux magasins lyonnais de Decitre, dont la boutique historique de Bellecour, seront fermés. Le groupe, qui emploie 600 personnes, prévoit de supprimer 163 postes, soit plus du quart de son effectif.
Impact sur les employés et les magasins
Les 11 magasins fermés incluent 7 enseignes Furet du Nord et 4 Decitre, affectant 115 salariés. Le Les Échos indique que 67 employés du Furet du Nord et 48 du Decitre seront touchés. Des ajustements d’effectifs sont également envisagés dans les autres magasins et les fonctions support.
Le magasin Decitre de Bellecour a été fermé mardi, avec une affiche indiquant une réouverture le 1er juillet. Un message similaire a été affiché au centre commercial de Confluence. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros en 2025, mais le secteur des librairies souffre de la concurrence du e-commerce et du déclin de la lecture sur papier, selon le Progrès.
Contexte sectoriel et critiques syndicales
Le secteur des librairies est en crise depuis plusieurs années, avec des acteurs comme Gibert, premier libraire indépendant français, placé en redressement judiciaire en avril 2026. Franck Brunet, délégué CFDT du Furet du Nord, souligne que la situation du groupe est due à la désaffection du livre, mais aussi à des erreurs de gestion, comme l’arrêt du programme de fidélité. « Onze magasins qui ferment, ce n’est pas positif, mais c’est salutaire pour se donner un avenir », a-t-il déclaré, selon le Progrès.

Le groupe a annoncé vouloir diversifier son offre en incluant des jeux, de la papeterie et des produits cadeaux, tout en renforçant son activité auprès des professionnels. Cette stratégie vise à « restaurer sa compétitivité » et à « assurer la pérennité de ses activités », selon un communiqué cité par le Progrès.
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