Publié le 29 septembre 2025 15:03:00. Le marché immobilier irlandais continue de subir les effets d’une pénurie chronique de logements, entraînant une hausse des prix malgré un léger regain d’offres. Les comtés ruraux sont particulièrement touchés, avec des stocks de logements inférieurs de plus de 50% à ceux d’avant la pandémie.
- Les prix des maisons d’occasion en Irlande ont augmenté de 7,3% au cours des 12 derniers mois.
- La disponibilité des logements à la vente est en baisse significative, atteignant seulement 0,7% du stock de logements privés en juillet 2025.
- Les comtés de Carlow, Offaly et Cavan enregistrent les baisses de stocks les plus importantes.
La pénurie de logements en Irlande persiste, exerçant une pression constante sur les prix de l’immobilier. Selon Marian Finnegan, directrice générale du groupe Sherry Fitzgerald, le marché reste structurellement sous-approvisionné. Les données de l’agence révèlent une augmentation de 7,3% de la valeur moyenne des maisons d’occasion au cours de l’année écoulée, avec une progression de 1,8% sur les trois derniers mois.
Si l’on observe une légère amélioration par rapport à 2024, où 12 784 maisons étaient disponibles à la vente, le nombre actuel de 14 715 biens en juillet 2025 reste inférieur de près de deux tiers au chiffre de 2019, qui s’élevait à 23 165. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les zones rurales, où l’offre est extrêmement limitée. Six comtés n’ont plus vu de nouveaux logements disponibles à la vente depuis 2019.
Dublin, bien que moins touché que les régions rurales, a également connu une inflation des prix, avec une augmentation de 1,1% au dernier trimestre, portant la hausse annuelle à 6,5%. Les comtés de Carlow (-56,8%), Offaly (-53,5%) et Cavan (-53%) affichent les plus fortes baisses de disponibilité des logements par rapport à la période pré-pandémique. Kerry, Leitrim, Longford et Tipperary ont également vu leur stock de logements disponibles diminuer de plus de moitié sur les six dernières années.
L’agence Sherry Fitzgerald souligne que cinq de ces comtés manquent cruellement de nouvelles constructions et plaide pour une répartition plus équitable du développement immobilier sur l’ensemble du territoire.
« Il est clair que le marché résidentiel reste sous-approvisionné. Bien que les changements de politique et les autres interventions réalisés par le gouvernement au cours des derniers mois soient les bienvenus, il faudra un certain temps pour que ces effets soient ressentis. »
Marian Finnegan, directrice générale du groupe Sherry Fitzgerald
Malgré la pénurie, le nombre de maisons vendues a légèrement augmenté au premier semestre, en hausse de 2,2%. Cette performance est notamment portée par une forte demande pour les nouvelles constructions, qui ont progressé de 19% (751 maisons supplémentaires). En revanche, les ventes de maisons d’occasion ont diminué de 1,7% depuis le début de l’année, une tendance considérée comme prévisible compte tenu des contraintes d’approvisionnement.
À l’approche du prochain budget, qui sera présenté le 7 octobre, Mme Finnegan espère que le gouvernement proposera de nouvelles incitations pour stimuler la construction de logements dans les zones où le besoin est le plus urgent.
