Publié le 1er janvier 2026. Des militants des droits de l’homme et des personnalités publiques critiquant la gestion des inondations à Sumatra ont été la cible d’actes de terreur, suscitant des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à l’état de droit en Indonésie.
- Usman Hamid, directeur exécutif d’Amnesty International Indonésie, a fermement condamné ces actes de terreur.
- Les victimes incluent un militant de Greenpeace, Iqbal Damanik, ainsi que les influenceurs DJ Donny, Sherly Annavita Rahmi et Virdian Aurellio.
- Ces actes comprennent des menaces, des jets d’œufs pourris, du vandalisme et des attaques à la bombe Molotov.
Amnesty International Indonésie s’alarme d’une escalade de la violence visant à intimider les voix critiques, en particulier concernant la gestion des catastrophes naturelles et les politiques environnementales. Usman Hamid a souligné que l’absence d’enquête sur ces incidents pourrait être interprétée comme une tolérance de l’État face à ces pratiques.
« Si le terrorisme passe sans enquête, l’État approuvera indirectement les pratiques anticritiques et validera les préoccupations d’Amnesty selon lesquelles 2025 sera une année de catastrophe nationale en matière de droits humains. »
Usman Hamid, directeur exécutif d’Amnesty International Indonésie
Les attaques, qui ont pris diverses formes allant de l’envoi de carcasses de poulet à des jets de cocktails Molotov sur le domicile de DJ Donny, sont considérées comme une tentative systématique de créer un climat de peur. DJ Donny a déposé une plainte auprès du quartier général de la police de Metro Jaya (numéro d’enregistrement STTLP/B/ 9545 / XII /2025/SPKT/POLDA METRO JAYA) suite aux attentats dont il a été victime.
Usman Hamid a précisé que ces actions visent à museler les critiques concernant la mauvaise gestion des catastrophes écologiques à Sumatra, notamment en raison de politiques favorisant la déforestation. Il a également dénoncé les menaces numériques, comme le message adressé à Iqbal Damanik : « Votre bouche est votre tigre », soulignant un manque d’autorité légale permettant à certains individus de recourir à la terreur physique et numérique en toute impunité.
Selon Amnesty International Indonésie, les critiques formulées par ces militants et influenceurs relèvent de la liberté d’expression et d’opinion, des droits constitutionnellement garantis. L’organisation craint que ces intimidations ne présagent d’une détérioration générale de la situation des droits humains en Indonésie en 2025.
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