L’Égypte est devenue le premier pays en Afrique en termes d’investissements étrangers directs (IDE) en 2026, selon le rapport annuel de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec un volume record de 12,3 milliards de dollars, dépassant l’Afrique du Sud et le Nigéria.
Le ministère égyptien de l’Investissement a confirmé que les flux d’IDE ont augmenté de 25 % par rapport à 2025, portant le total à 12,3 milliards de dollars, selon un communiqué publié le 24 juillet 2026. Cette hausse s’explique notamment par l’attractivité des secteurs de l’énergie, des technologies et de la construction, ainsi que par des réformes économiques mises en œuvre depuis 2020.
L’Égypte dépasse l’Afrique du Sud en attirant les IDE
Le rapport de l’OMC indique que l’Égypte a dépassé l’Afrique du Sud, qui reste le deuxième pays le plus attractif du continent, avec 9,8 milliards de dollars de flux d’IDE en 2026. Le Nigéria, troisième, a enregistré 7,1 milliards de dollars, selon les données publiées le 22 juillet par l’Institut africain de développement économique et social (AIDE-SO).
Les secteurs clés de l’investissement
Les investisseurs se concentrent principalement sur les projets énergétiques, notamment les centrales solaires et éoliennes, ainsi que sur les infrastructures de transport, comme le projet du nouveau port de Port-Said. Le ministre de l’Énergie, Khaled Fahmy, a déclaré lors d’une conférence de presse le 23 juillet : Les réformes du secteur énergétique ont rendu l’Égypte plus compétitive sur le plan international, avec des tarifs attractifs pour les projets renouvelables.
Les initiatives gouvernementales pour encourager les investissements
Le gouvernement égyptien a lancé en 2023 le « Plan national des infrastructures 2030 », visant à moderniser les routes, ports et aéroports. Cette stratégie a été saluée par le Fonds monétaire international (FMI), qui a noté une amélioration de 15 points de la note de l’Égypte dans son indice de facilité des affaires. Le FMI a également souligné que les réformes fiscales et l’assouplissement des règles de propriété étrangère ont renforcé la confiance des investisseurs.
Les défis et les perspectives futures
Malgré les progrès, des défis persistent, notamment la stabilité politique et le coût des intrants. Le directeur de l’Institut de recherche économique égyptien, Amr El-Khatib, a précisé : Les tensions régionales et l’inflation mondiale pourraient affecter les flux d’IDE, mais l’Égypte reste un choix stratégique pour les investisseurs en quête de croissance durable.
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