Publié le 25 octobre 2025 à 13h41. Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre les géants pétroliers russes Rosneft et Loukoïl, une escalade significative de la pression économique exercée sur Moscou, tandis que des négociations diplomatiques restent au point mort.
- Washington a ciblé les deux plus grandes compagnies pétrolières russes, marquant un changement de stratégie.
- Des sources proches des discussions estiment que des sanctions plus larges, touchant l’ensemble du secteur pétrolier russe, pourraient inciter Vladimir Poutine à reprendre le dialogue.
- Une rencontre prévue entre le président américain Donald Trump et son homologue russe a été annulée suite à des tensions lors d’un appel téléphonique entre les secrétaires d’État américain et russe.
L’administration américaine a franchi une nouvelle étape dans sa politique de sanctions contre la Russie en ciblant directement Rosneft et Loukoïl, deux piliers de l’économie russe. Cette décision intervient après des mois de pressions internationales et de tentatives de négociations infructueuses pour résoudre le conflit en Ukraine.
Selon une source proche des discussions de vendredi, l’objectif est désormais d’intensifier la pression économique sur Moscou. « Si l’ensemble de la sphère pétrolière russe était écrasée, cela aurait une chance d’amener Poutine à la table », a-t-elle déclaré. Cette stratégie vise à affaiblir la capacité de la Russie à financer son effort de guerre et à la contraindre à rechercher une solution diplomatique.
Un haut responsable britannique a salué cette action américaine comme « une nouvelle étape vraiment importante » et a souligné l’importance d’une action coordonnée entre les nations. Il a affirmé que « l’action est toujours plus puissante lorsque les nations agissent ensemble ».
Les capacités de missiles à longue portée devraient également faire partie intégrante des efforts conjoints européens et américains, selon la même source. Elle a rappelé la réaction de Vladimir Poutine face à la menace d’utilisation de missiles Tomahawk par les États-Unis :
« Tout le monde a vu comment Poutine a réagi à l’arrivée des Tomahawks. Mais les Américains ont ensuite renoncé à cette idée et Poutine s’est rapidement détourné de la diplomatie. »
Source proche des négociations
La situation diplomatique est particulièrement délicate. Le président Trump avait affiché une attitude fluctuante quant à la possibilité de dialoguer avec Vladimir Poutine, suscitant l’inquiétude de certains observateurs européens. Une rencontre prévue entre les deux dirigeants en Hongrie a finalement été annulée après un appel téléphonique tendu entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov.
Donald Trump, qui avait auparavant déclaré qu’il n’imposerait pas de nouvelles sanctions à moins que les pays européens ne réduisent leur dépendance au pétrole et au gaz russes, a justifié sa décision en affirmant :
« J’ai juste senti qu’il était temps. »
Donald Trump, président américain
