Publié le 13 novembre 2023 à 17h30. La Direction générale des services correctionnels indonésiens a réagi aux activités de Nikita Mirzani, une artiste incarcérée, qui utilise un téléphone portable fourni par l’établissement pénitentiaire pour promouvoir des produits de beauté en direct sur TikTok.
- Nikita Mirzani, condamnée à quatre ans de prison, utilise un téléphone de l’établissement pénitentiaire pour des activités commerciales en ligne.
- La Direction générale des services correctionnels justifie cette utilisation comme un droit accordé à tous les détenus pour maintenir le contact avec leur famille.
- L’affaire intervient après la condamnation de l’artiste pour extorsion et menaces de diffamation, une peine en appel.
La Direction générale des services correctionnels (PAS) a pris position suite à la diffusion en direct de Nikita Mirzani sur le réseau social TikTok, où elle faisait la promotion de produits cosmétiques. Rika Aprianti, chef de la sous-direction de la coopération et des services publics de la PAS, a confirmé que l’appareil utilisé par la prévenue était bien un téléphone mis à disposition par le centre de détention de Pondok Bambu.
« L’utilisation par Nikita Mirzani de cet outil de communication relève des installations ou des moyens de communication accordés aux détenus dans le cadre de leur droit à la communication », a précisé Rika dans une déclaration diffusée jeudi.
Elle a souligné que cet accès à la communication est un droit fondamental pour tous les détenus et prisonniers en Indonésie. « Il s’agit d’un droit, encore une fois, l’un des droits accordés par la Direction Générale des Corrections du Ministère de l’Immigration et des Corrections, à travers les prisons et les centres de détention, permettant aux détenus de communiquer avec leurs familles et leurs proches, bien sûr dans le respect de la réglementation en vigueur », a-t-elle ajouté.
L’affaire intervient alors que Nikita Mirzani a fait appel de sa condamnation à quatre ans de prison et à une amende d’un milliard de roupies indonésiennes (environ 60 000 euros), avec une alternative de trois mois d’emprisonnement supplémentaire en cas de non-paiement. Initialement, le procureur avait requis une peine de onze ans de prison et une amende de deux milliards de roupies (environ 120 000 euros).
Le tribunal de district du sud de Jakarta avait estimé qu’il n’était pas prouvé que Nikita Mirzani avait commis le délit de blanchiment d’argent, bien que des accusations d’extorsion et de menaces de diffamation aient été retenues contre elle. Selon le juge, l’artiste s’était rendue coupable d’extorsion accompagnée de menaces, en diffusant des informations et/ou des documents électroniques contenant des éléments d’extorsion et des menaces de diffamation, en violation de l’article 45, paragraphe 10, lettre A, en liaison avec l’article 27B, paragraphe (2), de la loi sur l’information et les transactions électroniques (UU ITE) et de l’article 55, paragraphe 1, du Code pénal.
(ryn/branch)
