Publié le 17 décembre 2025 à 21h08. L’opposante vénézuélienne María Corina Machado a dénoncé la disparition forcée de José Patines, un syndicaliste du ministère des Affaires étrangères, accusant directement le gouvernement de Nicolás Maduro. Cette affaire intervient dans un contexte de répression croissante contre les défenseurs des droits de l’homme et les syndicats dans le pays.
La disparition de José Patines, secrétaire général du syndicat des travailleurs du ministère des Affaires étrangères, a suscité une vive inquiétude au Venezuela. Intercepté et détenu par des forces de sécurité présumées de l’État le 16 décembre vers 18h30 près de sa résidence à Guarenas, dans l’État de Miranda, M. Patines bénéficie d’une mesure conservatoire accordée par la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH). Sa famille et ses collègues ignorent où il se trouve et les autorités n’ont fourni aucune information officielle.
María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix, s’est exprimée sur son réseau social X, décrivant José Patines comme un « leader courageux et honnête ».
« José Patines est un dirigeant syndical courageux et honnête, secrétaire général des travailleurs de la Chancellerie. Depuis des années, il dénonce les abus et les conditions extrêmes dans lesquelles le régime maintient les travailleurs vénézuéliens. José est notre partenaire de combat, un… »
María Corina Machado (@MariaCorinaYA)
Elle a également tenu le gouvernement de Nicolás Maduro directement responsable de sa disparition.
Selon Machado, José Patines dénonce depuis des années les abus et les conditions de travail précaires imposées aux travailleurs vénézuéliens.
« José est notre camarade de lutte, un leader social engagé dans le respect des droits de tous les citoyens. »
María Corina Machado
La Coalition des syndicats a rapporté que M. Patines était sous surveillance depuis le 1er décembre, avec la présence régulière d’agents répressifs devant son domicile. L’organisation exige sa libération immédiate et complète, rappelant la protection dont il bénéficie de la part de la CIDH.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de répression accrue au Venezuela, où les organisations nationales et internationales dénoncent régulièrement le harcèlement et la persécution des dirigeants syndicaux et des membres de la société civile. Machado a averti que la répression ne parviendra pas à faire taire ceux qui défendent la liberté et les droits de l’homme.
« À travers les enlèvements et la répression, le régime cherche à faire taire les voix de tous ceux qui luttent pour la liberté du Venezuela. Le résultat est exactement le contraire : ils renforcent notre union, notre urgence et notre force. »
María Corina Machado
José Patines est reconnu pour son engagement en faveur des droits des travailleurs du ministère des Affaires étrangères et son parcours syndical. Le manque d’informations officielles concernant sa disparition a suscité l’inquiétude de sa famille, de ses collègues et des organisations de défense des droits de l’homme, qui appellent à garantir sa sécurité et au respect des mesures de protection internationales qui lui sont accordées.
