Publié le 8 novembre 2025 à 20h40. L’ancienne ministre de la Justice et actuelle présidente de la commission législative et judiciaire de l’Assemblée nationale, Choo Mi-ae, a violemment critiqué le parquet, l’accusant de pratiques répréhensibles et de manipulation de l’enquête dans des affaires de corruption.
- Choo Mi-ae dénonce une “organisation corrompue” au sein du parquet.
- Elle évoque des pressions exercées sur des témoins et des tentatives de fabrication de preuves.
- L’affaire remonte à une enquête de 2020 sur l’affaire Lime et des accusations de collusion entre le parquet et des personnalités influentes.
L’attaque frontale de Choo Mi-ae intervient après des témoignages accablants concernant les méthodes d’investigation du parquet dans des affaires de corruption à grande échelle, notamment celle de Daejang-dong. L’ancienne ministre de la Justice, qui a eu des différends notoires avec le procureur général Yoon Seok-yeol par le passé, accuse le parquet de chercher à se venger de ceux qui ont osé enquêter sur ses propres agissements.
Selon Choo Mi-ae, des faits troublants ont été révélés concernant l’affaire Lime. Elle rappelle qu’en 2020, le journal Shinmun avait rapporté qu’un procureur enquêtant sur l’affaire avait reçu des informations privilégiées et des faveurs de la part de Kim Bong-hyun, une personne impliquée dans l’enquête. À l’époque, Yoon Seok-yeol avait fermement contesté toute ingérence, et le procureur en chef Park Soon-cheol avait démissionné, estimant que la politique avait pris le pas sur la justice.
Choo Mi-ae affirme que le parquet a ensuite ciblé les personnes enquêtant sur sa propre corruption, notamment en tentant de manipuler Kim Bong-hyun pour qu’il rédige une fausse déposition en échange de la promesse d’une libération sous caution. Des mandats d’arrêt contre l’avocat de Kim Bong-hyun ont été demandés à plusieurs reprises, mais rejetés par les tribunaux.
Les accusations se sont intensifiées avec le témoignage de Nam Wook, un accusé dans l’affaire Daejang-dong, qui a affirmé avoir été menacé par des procureurs. Selon ses dires, un procureur lui aurait dit :
« On peut vous ouvrir le ventre et retirer tous vos organes, ou simplement découper la partie affectée. C’est votre choix. »
Nam Wook, accusé dans l’affaire Daejang-dong
Choo Mi-ae conclut en dénonçant une organisation prête à fabriquer des preuves et à recourir au chantage pour créer des crimes inexistants. Elle appelle à ce que les responsables de ces agissements soient tenus de rendre des comptes pour avoir déformé la loi et capturé des individus innocents.
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