Publié le 27 décembre 2025 à 23h45. L’économiste Asdrubal Oliveros tire la sonnette d’alarme face à une dévaluation galopante du bolivar vénézuélien, exhortant citoyens et entreprises à prendre des mesures urgentes pour protéger leur pouvoir d’achat avant la fin de l’année.
- Le déficit de change au Venezuela atteint des niveaux record à quelques jours de la fin de 2025.
- L’écart entre le taux de change officiel et le taux du marché informel continue de se creuser.
- Asdrubal Oliveros recommande de limiter les dépenses, de comparer les prix et de convertir les bolivars excédentaires en devises fortes.
À quatre jours de la clôture de l’année 2025, l’économiste Asdrubal Oliveros a mis en garde contre une aggravation du déficit de change au Venezuela, une situation qui atteint des sommets historiques. Il a souligné que le marché des changes est particulièrement instable, ce qui rend toute prévision difficile.
Cette crise monétaire s’inscrit dans un contexte d’inflation persistante. Le taux de change officiel fixé par la Banque centrale du Venezuela (BCV) s’établit actuellement à 294,96 bolivars pour un dollar américain, tandis que sur le marché parallèle et auprès des entreprises, le dollar se négocie jusqu’à 450 bolivars. Cette disparité est d’autant plus préoccupante que le salaire minimum, fixé à 130 bolivars, est largement insuffisant pour couvrir les besoins de base des Vénézuéliens face à la hausse généralisée des prix.
Face à cette dépréciation de la monnaie nationale, Asdrubal Oliveros a formulé des recommandations spécifiques pour aider les particuliers et les entreprises à préserver leurs ressources financières avant la fin de l’année. Pour les citoyens, il conseille de limiter les achats à l’essentiel, de comparer attentivement les prix avant chaque transaction et de convertir les bolivars excédentaires en devises fortes afin de maintenir leur pouvoir d’achat.
Les entreprises, quant à elles, sont invitées à protéger leurs stocks de marchandises, à privilégier la gestion de leurs flux de trésorerie et à concentrer leurs efforts de vente sur cet objectif. L’analyse d’Oliveros met en évidence l’urgence d’agir pour contrer un écart de change qui pèse sur les coûts de production des entreprises et sur la consommation des ménages vénézuéliens, en particulier pendant la période des fêtes de fin d’année.


