Publié le 17 novembre 2025 à 16h17. Afin de pallier la pénurie de personnel médical, le président Poutine a promulgué une loi obligeant les étudiants en médecine bénéficiant d’une bourse d’État à effectuer un stage obligatoire dans les hôpitaux publics, une mesure qui rappelle les pratiques de l’ère soviétique.
- Les étudiants en résidence financée par l’État devront désormais signer un contrat les engageant à travailler dans un établissement médical public pendant une période maximale de trois ans.
- Ceux qui refusent cette obligation pourront poursuivre leur formation de manière payante, sous réserve de places disponibles.
- La loi, adoptée à l’unanimité par la Douma, entrera en vigueur le 1er mars 2026.
Cette nouvelle législation, qui vise à renforcer le système de santé russe confronté à des difficultés croissantes, impose un retour aux pratiques du passé. Elle rappelle le système soviétique où les jeunes médecins étaient affectés directement par l’État après l’obtention de leur diplôme. Selon Viatcheslav Volodine, président de la Douma, le système de santé russe souffre d’une surcharge de travail et d’un manque criant de personnel : début 2025, le pays comptait un déficit d’environ 23 300 médecins et 63 600 professionnels de santé de niveau intermédiaire.
La loi, adoptée la semaine dernière par les deux chambres du parlement russe, prévoit que les étudiants en résidence d’État devront effectuer un « mentorat » dans une clinique ou un hôpital public relevant du système d’assurance maladie obligatoire. Un accord devra être signé dès l’acceptation d’une bourse d’État, engageant l’étudiant à travailler dans un établissement spécifique, souvent situé en région.
Certains législateurs ont exprimé des inquiétudes quant à l’impact de cette mesure sur l’attractivité de la profession médicale, notamment pour les jeunes souhaitant exercer dans des zones rurales ou isolées. Ils craignent que l’absence de garanties en matière de logement et de soutien social ne décourage les futurs médecins.
Selon la journaliste indépendante Farida Rustamova, le projet de loi a été adopté à l’unanimité par la Douma après des modifications mineures. Corrections
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