Publié le 18 janvier 2026 20h39. Face aux tensions croissantes autour du Groenland et aux menaces commerciales de l’ancien président américain Donald Trump, l’Union européenne se prépare à une réponse coordonnée et ferme, en convoquant un sommet extraordinaire dans les prochains jours.
- Le président du Conseil européen, António Costa, a annoncé la convocation d’un sommet extraordinaire de l’UE pour coordonner une réponse aux tensions concernant le Groenland et aux menaces de tarifs douaniers américains.
- L’UE réaffirme son unité sur les principes du droit international, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale, ainsi que sa solidarité avec le Danemark et le Groenland.
- L’Union européenne se dit prête à se défendre contre toute forme de coercition et à poursuivre une coopération constructive avec les États-Unis, tout en soulignant l’incompatibilité des nouvelles taxes douanières avec l’accord commercial UE-États-Unis.
La décision de convoquer ce sommet extraordinaire intervient après des consultations menées par António Costa avec les États membres, qui ont confirmé un consensus sur la nécessité d’une approche unifiée. Selon des sources diplomatiques, la réunion devrait se tenir à la fin de la semaine prochaine, très probablement jeudi.
Donald Trump a déclaré samedi qu’il augmenterait les droits de douane sur huit pays à partir du 1er février, en représailles à leur opposition à l’acquisition du Groenland par les États-Unis. Ces droits de douane supplémentaires de 10 % s’appliqueraient à tous les biens importés aux États-Unis en provenance du Danemark, de la Suède, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande (membres de l’UE), ainsi que de la Grande-Bretagne et de la Norvège. L’Union européenne, qui fonctionne comme une zone économique unique, évalue actuellement l’impact potentiel de ces mesures sur l’ensemble du bloc.
Les droits de douane actuels sur la plupart des exportations de l’UE vers les États-Unis s’élèvent à 15 %. Trump avait initialement menacé d’augmenter ces droits à 25 % si un accord sur le Groenland n’était pas conclu d’ici le 1er juin.
La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également exprimé son soutien ferme au Danemark et au Groenland, soulignant l’engagement de l’UE à protéger leur souveraineté et ses intérêts économiques et sécuritaires stratégiques. Elle a partagé ses préoccupations avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre italien Giorgio Meloni.
« Ensemble, nous restons fermes dans notre engagement à protéger la souveraineté du Groenland et du Royaume du Danemark. Nous protégerons toujours nos intérêts économiques et sécuritaires stratégiques. »
Ursula von der Leyen, cheffe de la Commission européenne
L’UE insiste sur l’importance d’un intérêt transatlantique commun en matière de paix et de sécurité dans l’Arctique, notamment par le biais de l’OTAN. Elle se dit prête à défendre ses intérêts et à poursuivre une coopération constructive avec les États-Unis sur les questions d’intérêt commun.
António Costa a déclaré sur le réseau social X :
« Mes consultations avec les États membres sur les dernières tensions autour du Groenland confirment à nouveau notre ferme engagement sur les points suivants :
▪️Unité sur les principes du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale ;
▪️ Unité de soutien et de solidarité avec le Danemark et… »António Costa, président du Conseil européen
