Publié le 7 janvier 2026 à 06:53. Le jeûne intermittent, une pratique de plus en plus populaire, pourrait avoir des effets différents sur le métabolisme des graisses selon l’heure à laquelle les repas sont pris. Une nouvelle étude révèle que manger plus tôt dans la journée serait plus bénéfique, en particulier pour les femmes.
- Manger entre 8h et 16h lors d’un jeûne intermittent 16:8 favoriserait une meilleure régulation du métabolisme des graisses.
- Les chercheurs ont observé une diminution des concentrations de certains lipides associés au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires chez les femmes qui mangeaient plus tôt.
- L’étude souligne l’importance de synchroniser l’alimentation avec l’horloge biologique pour optimiser la santé métabolique.
De nombreuses personnes adoptent le jeûne intermittent dans le cadre de résolutions de Nouvel An visant à améliorer leur santé ou à perdre du poids. Une équipe de recherche de l’Institut allemand de recherche nutritionnelle de Potsdam-Rehbrücke s’est penchée sur les mécanismes par lesquels cette pratique peut influencer le métabolisme des graisses.
L’étude, menée auprès de 31 femmes en surpoids ou obèses, a révélé que le moment des repas joue un rôle crucial. Les participantes ont suivi un régime de jeûne intermittent 16:8, consistant à ne manger que pendant une fenêtre de 8 heures par jour et à jeûner pendant les 16 heures restantes. Une première phase a été consacrée à une prise alimentaire entre 8h et 16h, suivie d’une période de deux semaines, puis d’une seconde phase où les repas étaient pris entre 13h et 21h.
Les chercheurs ont analysé plus de 300 espèces lipidiques différentes dans le sang et les tissus adipeux abdominaux des participantes, avant, pendant et après chaque phase de l’étude. Les résultats ont montré que manger plus tôt dans la journée avait un impact positif sur le profil lipidique. Les concentrations de 103 types de lipides ont diminué, notamment les céramides et les phosphatidylcholines, des composés associés à un risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires et métaboliques.
« Nous constatons que le moment des repas a une influence sur la régulation du métabolisme des graisses »,
Olga Ramich, responsable de l’étude
En revanche, manger plus tard dans la journée n’a pas eu le même effet bénéfique. Ces découvertes, publiées dans la revue Advanced Science, suggèrent que l’alignement de l’alimentation sur l’horloge biologique interne pourrait être une stratégie efficace pour optimiser le métabolisme des graisses et prévenir les maladies métaboliques. Les chercheurs soulignent toutefois que la réduction de l’apport énergétique reste un élément central des bienfaits du jeûne intermittent sur la santé.


