Publié le 30 octobre 2025 à 01h32. Un passionné de longévité a mis au point une méthode surprenante pour réduire considérablement la présence de microplastiques dans son organisme, et plus précisément dans son sperme, ouvrant la voie à des interrogations sur l’impact de la pollution plastique sur la santé reproductive.
- Bryan Johnson, un biohacker américain, affirme avoir diminué de 85 % la concentration de microplastiques dans son sperme en huit mois.
- Sa méthode combine des séances de sauna à haute température avec l’application de glace sur la région de l’aine, ainsi qu’une réduction drastique de son exposition aux plastiques.
- Des études récentes mettent en évidence les risques potentiels des microplastiques pour la santé humaine, notamment en matière de cancer, d’infertilité et de troubles respiratoires.
À l’heure où notre quotidien est rythmé par la consommation rapide et les emballages plastiques, la présence croissante de microplastiques dans l’environnement est devenue une source d’inquiétude majeure. Ces particules minuscules, issues de la dégradation des plastiques, s’infiltrent dans notre organisme par différentes voies : l’ingestion d’aliments et d’eau contaminés, l’inhalation de particules en suspension dans l’air et l’absorption cutanée. Selon des recherches récentes, ces microplastiques pourraient être liés à des problèmes de santé graves, tels que le cancer, l’infertilité et des dysfonctionnements respiratoires.
Face à cette menace invisible, Bryan Johnson, connu pour ses expérimentations visant à prolonger sa durée de vie, a décidé de prendre les choses en main. Il a mis en place un protocole rigoureux, qu’il décrit comme un « lavage du sperme », bien que cette expression puisse prêter à confusion avec les techniques de laboratoire utilisées pour améliorer la fertilité. Johnson explique avoir constaté une diminution spectaculaire du nombre de particules microplastiques dans son sperme, passant d’environ 165 particules par millilitre en novembre 2024 à seulement 20 particules par millilitre en juillet 2025, soit une réduction d’environ 85 %.
Son approche repose sur une combinaison de trois éléments clés. Tout d’abord, des séances de sauna régulières, à une température d’environ 93 °C (200 °F) pendant 20 minutes, visant à favoriser la transpiration et l’élimination des toxines. Pendant ces séances, il applique un sac de glace sur la région de l’aine pour protéger la santé de ses testicules et de ses spermatozoïdes. Ensuite, il a radicalement modifié ses habitudes de consommation pour limiter son exposition aux plastiques : il évite désormais de chauffer les aliments dans des récipients en plastique, utilise un système de purification de l’eau par osmose inverse et privilégie les contenants non plastiques. Enfin, il a amélioré son hygiène environnementale de manière générale.
Johnson a également observé une diminution similaire des niveaux de microplastiques dans son sang au cours de la même période, ce qui suggère une corrélation entre la présence de ces particules dans le sperme et dans l’organisme en général. Sa société, Blueprint, propose d’ailleurs un kit de test sanguin pour mesurer la concentration de microplastiques, témoignant de son intérêt pour le suivi de ces polluants.
Pourquoi cette démarche est-elle importante ? Les microplastiques, définis comme des fragments de plastique de moins de 5 mm (0,20 pouce) selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine, ont été détectés dans divers tissus et fluides humains, y compris le sperme, le sang, le lait maternel, l’urine et même le tissu cérébral. Si les recherches sont encore en cours pour déterminer précisément les risques pour la santé, certaines études suggèrent que les microplastiques pourraient contribuer à l’inflammation, aux perturbations endocriniennes, aux troubles du système reproducteur et à d’autres problèmes de santé.
Dans le cas de Johnson, la logique est simple : réduire l’exposition aux microplastiques et favoriser l’élimination des toxines pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé reproductive et le bien-être général. Cependant, il est important de souligner que son protocole n’a pas été validé par des études scientifiques rigoureuses. Les experts mettent en garde contre les effets potentiellement négatifs d’une chaleur excessive sur la qualité du sperme. L’allégation de Johnson repose donc sur une expérience individuelle et ne constitue pas, à ce stade, une preuve scientifique concluante.
Pour ceux qui souhaitent réduire leur propre exposition aux microplastiques, des mesures simples peuvent être prises au quotidien : privilégier les contenants en verre ou en acier inoxydable, éviter de chauffer les aliments dans du plastique, choisir des vêtements en fibres naturelles, filtrer l’eau potable et limiter l’utilisation de plastiques à usage unique.
