L’équipe féminine de football des États-Unis traverse une période de transition, marquée par une défaite surprenante face au Portugal (2-1) jeudi. Cette rencontre, la première en 113 jours pour l’USWNT, a révélé des lacunes flagrantes dans la cohésion de l’équipe, un défi majeur pour la nouvelle sélectionneuse, Emma Hayes.
La défaite, survenue à East Hartford, dans le Connecticut, est un signal d’alarme avant les qualifications pour la Coupe du Monde Féminine, prévues dans deux ans. Hayes, à la tête de l’équipe depuis plus d’un an, a exprimé sa surprise face à la performance de ses joueuses, notamment sur les phases arrêtées où le Portugal a marqué ses deux buts.
« Il n’y a pas de temps à perdre avec les regrets, mais il faut rapidement tirer les leçons et les appliquer », a déclaré la défenseure Emily Sonnett samedi, à la veille du match retour contre le Portugal. Le court délai entre les deux rencontres offre une opportunité immédiate d’ajuster le jeu et de corriger les erreurs.
Plusieurs points ont été soulevés par Hayes après la défaite de jeudi. Neuf joueuses présentes ce mois-ci n’avaient pas participé aux matchs amicaux de juin et juillet, ce qui a contribué à un manque de cohésion visible sur le terrain. L’attaque américaine a également eu du mal à percer la défense portugaise, avec des occasions limitées et un manque d’efficacité.
« Il faut conserver le ballon plus longtemps », a souligné la milieu de terrain Lily Yohannes, qui est entrée en jeu à la 70e minute. « C’était un peu chaotique par moments, et nous n’avons pas dominé la possession comme nous l’aurions souhaité. »
Hayes devra trouver des solutions pour renforcer le milieu de terrain et améliorer l’efficacité de l’attaque lors du match de dimanche. L’attaque titulaire de jeudi n’a pas réussi à déstabiliser la défense portugaise, avec des statistiques d’attentes de buts (xG) faibles pour Alyssa Thompson (0,12 xG) et Catarina Macario (0,08 xG), tandis que Michelle Cooper n’a même pas eu l’occasion de frapper au but.
Malgré cette performance décevante, Hayes reste optimiste, soulignant que cette période de transition est essentielle pour construire une nouvelle équipe compétitive. Seulement sept joueuses qui ont remporté l’or olympique l’année dernière sont actuellement présentes dans l’équipe, ce qui crée une courbe d’apprentissage importante.
« J’aime enseigner, que nous gagnions ou que nous perdions », a déclaré Hayes. « L’important est de continuer à apprendre et à progresser. » Elle a révélé avoir divisé l’équipe en petits groupes pour analyser les images du match de jeudi et identifier les points à améliorer.
Hayes a également annoncé la promotion de la défenseure Eva Gaetino, issue de l’équipe des moins de 23 ans, pour les matchs contre le Portugal et la Nouvelle-Zélande. Cette décision témoigne de l’importance qu’elle accorde à la relève et à l’intégration de jeunes talents dans l’équipe nationale.
« Eva est un excellent exemple de ce qui se passe quand on travaille dur, même quand personne ne regarde », a déclaré Hayes. « Elle a progressé et s’est démarquée dans l’équipe des moins de 23 ans. »
Bien que Hayes ne s’attende pas à ce que Gaetino soit titulaire contre le Portugal, elle souligne la valeur de son expérience au sein de l’équipe nationale, même si elle joue peu. « C’est une excellente occasion pour elle d’apprendre et de se développer », a-t-elle ajouté.
