Publié le 29 septembre 2025 20:51:00. Le fabricant allemand de machines à tricoter Mayer & Cie, basé à Albstadt, a entamé une procédure de faillite en raison de la baisse des commandes et des tensions géopolitiques, malgré un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2024.
- Mayer & Cie a déposé le bilan en raison d’une diminution significative des commandes depuis mi-2022.
- L’entreprise emploie environ 300 personnes en Allemagne, ainsi que 40 en République tchèque et 25 en Chine.
- Une procédure de faillite avec responsabilité personnelle a été ouverte, permettant à la direction de continuer à gérer l’entreprise sous la supervision d’un administrateur judiciaire.
Fondée en 1905 sous le nom d’« United Mechanical Workshops Mayer & Cie. Tailfingen » par Johannes Mayer et cinq autres associés, l’entreprise est devenue un leader mondial dans la fabrication de machines à tricoter et à tresser. La première machine à tricoter ronde a été livrée en 1935, et la production en série a débuté en 1939. Aujourd’hui, ses produits sont vendus à l’international grâce à un réseau de plus de 50 représentants commerciaux et de service à travers le monde.
La direction de Mayer & Cie explique la baisse des commandes par un contexte économique difficile, marqué par les tensions géopolitiques entre l’Occident et la Chine, ainsi que par une forte inflation qui a augmenté le coût de la vie et engendré une incertitude chez les consommateurs.
« Les tensions géopolitiques entre l’Ouest et la Chine et la forte inflation, qui a augmenté le coût de la vie et a donc provoqué l’incertitude des consommateurs, sont des raisons de la baisse de l’ordre. »
Benjamin Mayer, directeur général de Mayer & Cie.
En 2024, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’est élevé à 80 millions d’euros, en baisse de 20 millions d’euros par rapport à l’année précédente (110 millions d’euros en 2022). La procédure de faillite avec responsabilité personnelle permet à la direction de continuer à prendre des décisions et à gérer les ressources de l’entreprise, tout en étant supervisée par un administrateur judiciaire nommé par le tribunal de district de Stuttgart, Martin Mucha du cabinet d’avocats Grub Brugger, assisté par l’avocat Ilkin Bananyarli du cabinet Pluta.
Les conséquences de cette procédure sur les employés concernés sont en cours d’évaluation, comme l’indique un article récent.
