Publié le 20 décembre 2023 23:53:00. Vladimir Poutine aurait choisi l’homme d’affaires américain Steve Witkoff comme intermédiaire privilégié pour des négociations discrètes, privilégiant un canal informel en dehors des circuits diplomatiques classiques. Le Kremlin aurait délibérément écarté d’autres émissaires potentiels, estimant qu’ils seraient moins réceptifs à ses exigences.
- Vladimir Poutine a privilégié Steve Witkoff comme interlocuteur en raison de son profil, jugé plus enclin à accepter les demandes russes.
- Le Kremlin a exigé que les rencontres entre Witkoff et Poutine se déroulent sans la présence de services de renseignement ou de diplomates américains.
- Des sources indiquent que Witkoff a eu des difficultés à comprendre les nuances des propositions russes lors de négociations antérieures.
Selon des informations révélées par le Wall Street Journal, le Kremlin a mené une analyse approfondie de l’entourage de l’ancien président américain Donald Trump afin d’identifier un négociateur potentiel capable de faciliter un dialogue direct avec Vladimir Poutine. L’étude des profils a mis en évidence que d’autres figures influentes, comme l’envoyé spécial pour la Russie et l’Ukraine, Keith Kellogg, auraient pu se montrer moins disposées à céder aux pressions russes.
Witkoff aurait ainsi reçu une invitation à des contacts directs avec le président russe, transmise par l’intermédiaire de Kirill Dmitriev, chef du Fonds d’investissement direct de la Russie (RFPI), et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Une condition sine qua non posée par le Kremlin était l’absence totale d’escorte de la part des agences de renseignement et des représentants diplomatiques américains lors de ces rencontres.
Donald Trump avait précédemment admis que Witkoff, un promoteur immobilier new-yorkais, ne possédait aucune connaissance préalable de la Russie ou de Vladimir Poutine, mais qu’il avait néanmoins tenu plusieurs réunions avec lui, d’une durée totale de cinq heures. Trump avait déclaré à ce sujet que Witkoff n’avait “rien su de la Russie et de Poutine”.
Des médias ont également rapporté que, lors de négociations en août dernier, Witkoff aurait mal interprété les propos de Poutine. Il aurait confondu une demande russe de “retrait pacifique” des forces ukrainiennes des régions de Kherson et de Zaporojie avec une proposition de “retrait pacifique” des troupes russes de ces mêmes territoires, selon des sources proches des discussions.
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