Publié le 19 décembre 2024 18:30:00. La comète interstellaire 3I/Atlas, probablement l’une des plus anciennes jamais observées, a réalisé son approche la plus proche de la Terre ce vendredi, offrant aux scientifiques une occasion unique d’étudier un vestige venu d’un autre système stellaire.
- La comète 3I/Atlas a frôlé la Terre à une distance d’environ 700 fois celle qui nous sépare de la Lune.
- Détectée en juillet dernier, elle est seulement le troisième objet interstellaire identifié traversant notre système solaire.
- Les scientifiques continuent de la surveiller, notamment grâce à l’application interactive Eyes on the Solar System de la NASA.
La comète interstellaire 3I/Atlas a atteint son point de plus proche passage avec la Terre aux premières heures de ce vendredi. Découverte le 1er juillet grâce au système d’alerte ATLAS (Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System), basé au Chili, elle poursuit sa trajectoire à travers la Voie lactée après avoir traversé notre système solaire. Les chercheurs estiment qu’il s’agit d’une comète d’une grande ancienneté, potentiellement formée autour d’une étoile lointaine il y a près de 4,6 milliards d’années.
L’observation la plus favorable a eu lieu le 19 décembre vers minuit, dans la région de la constellation du Lion, non loin de l’étoile Régulus. À ce moment-là, la comète se trouvait à environ 274 millions de kilomètres de notre planète, soit une distance supérieure à celle qui nous sépare de Mars (environ 225 millions de kilomètres), mais équivalente à 700 fois la distance Terre-Lune. Bien que cette approche soit la plus proche, l’observation directe et la capture d’images nécessitent des instruments spécialisés.
La NASA indique que les images les plus rapprochées de 3I/Atlas ont été obtenues le 3 octobre par le Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), lorsque la comète se trouvait à environ 30,6 millions de kilomètres de la planète rouge.
3I/Atlas est le troisième objet d’origine interstellaire à être identifié dans notre système solaire, après 1I/’Oumuamua (découverte en 2017) et la comète 2I/Borisov (découverte en 2019). Ces découvertes contribuent à une meilleure compréhension de la diversité des corps célestes voyageant entre les systèmes stellaires et des processus de formation planétaire au-delà de notre voisinage cosmique.
Les dimensions exactes de la comète restent encore incertaines. Les observations du télescope spatial Hubble suggèrent que son noyau mesurerait au moins 440 mètres de diamètre et ne dépasserait pas 5,6 kilomètres. Sa vitesse, estimée à 221 000 kilomètres par heure lors de sa découverte, a augmenté pour atteindre 246 000 kilomètres par heure le 29 octobre, lors de son approche la plus proche du Soleil. Cette vitesse devrait diminuer progressivement à mesure qu’elle s’éloigne de notre étoile.
Bien que 3I/Atlas soit déjà en train de s’éloigner, les astronomes continueront de la surveiller. Le Réseau international d’alerte aux astéroïdes maintient une surveillance active depuis le 27 novembre, et prévoit de la suivre jusqu’au 27 janvier 2026. Les personnes intéressées peuvent suivre sa trajectoire en temps réel grâce à l’application interactive Eyes on the Solar System, développée par la NASA.
