Publié le 22 décembre 2025 à 07h32. De nouveaux éléments révélés par la police australienne mettent en lumière la planification méticuleuse de l’attaque terroriste de Bondi Beach, qui a fait 15 morts et de nombreux blessés le 14 décembre dernier, et confirment un lien avec l’organisation État islamique.
- Naveed Akram, 24 ans, est accusé du meurtre de 15 personnes et de tentatives de meurtre sur des dizaines d’autres lors de la fusillade survenue lors des célébrations de Hanouka.
- Son père, Sajid Akram, 50 ans, présumé co-auteur de l’attaque, a été abattu par la police sur les lieux.
- Les enquêteurs ont découvert des preuves d’une préparation minutieuse de l’attentat, incluant des vidéos de propagande, des entraînements aux armes et la fabrication d’engins explosifs artisanaux.
La police a rendu public lundi un document détaillant les allégations portées contre Naveed Akram. Ce document révèle que les deux hommes auraient lancé plusieurs engins explosifs improvisés – dont une « bombe balle de tennis » – sur la foule avant d’ouvrir le feu. Bien que ces engins n’aient pas explosé, les experts les ont qualifiés de « viables ».
Selon la police, les deux hommes ont méticuleusement préparé cette attaque terroriste pendant plusieurs mois. Cette préparation comprenait la création d’une vidéo « inspirée par Isis » (l’acronyme couramment utilisé pour désigner l’État islamique), des entraînements aux armes à feu et la fabrication d’explosifs. Ils auraient également effectué une reconnaissance des lieux deux jours avant l’attaque, visitant la passerelle d’où ils ont ouvert le feu sur les personnes rassemblées pour Hanouka.
Une vidéo retrouvée sur le téléphone de Naveed Akram, enregistrée en octobre, montre le père et le fils assis devant un drapeau de l’État islamique. Dans cette vidéo, Naveed Akram, portant quatre armes à feu, semble réciter un verset du Coran en arabe, avant que lui et son père ne justifient en anglais les raisons pour lesquelles ils envisageaient de commettre l’attaque de Bondi, notamment en « condamnant les actes des « sionistes » ».
Un autre enregistrement, également daté d’octobre, montre le père et le fils s’entraînant au tir dans une zone rurale de Nouvelle-Galles du Sud. Les images les montrent tirant avec des fusils de chasse et se déplaçant de manière tactique.
La police accuse Naveed Akram et son père d’avoir agi de concert dans le but de « provoquer la mort d’une personne et de promouvoir une cause politique, religieuse et idéologique extrémiste, à savoir l’extrémisme violent à motivation religieuse aligné sur l’État islamique ».
Lors d’une perquisition à leur domicile à Campsie, la police a découvert d’autres armes à feu, du matériel de fabrication de bombes, des munitions, un engin explosif présumé, la carte de membre d’une association de chasse au nom de Sajid Akram, ainsi que deux exemplaires du Coran, dont l’un comportait des annotations.
Des smartphones, un arc long avec douze flèches et une arme à feu artisanale ont également été retrouvés au domicile familial du suspect à Bonnyrigg.
La mère de Naveed Akram a déclaré à la police qu’elle pensait que son fils et son mari étaient en vacances dans le sud de la Nouvelle-Galles du Sud. Elle a précisé que son fils l’appelait chaque matin depuis un téléphone public pour lui parler de ses activités.
La publication de ce document fait suite à une demande formulée par des représentants des médias.
Naveed Akram a quitté l’hôpital lundi et a été placé en détention dans une prison de Nouvelle-Galles du Sud. Il est accusé de 15 chefs de meurtre et de 40 chefs de tentative de meurtre.
