Publié le 2024-10-27. Alors que la santé reste la priorité absolue des Allemands, le rêve de devenir propriétaire se poursuit, mais évolue face aux crises actuelles. Une étude récente révèle que la maison est désormais perçue avant tout comme un refuge en temps incertains.
- Neuf Allemands sur dix considèrent leur logement comme un lieu de sécurité en période de crise.
- Deux tiers des locataires aspirent à devenir propriétaires, mais les prix élevés et la hausse des taux d’intérêt constituent des freins majeurs.
- L’étude “Etude de rêve vivant 2025” d’Interhyp a interrogé 1 500 personnes sur leurs aspirations en matière de logement.
La santé, comme le souligne un adage, précède toute autre aspiration. Mais lorsqu’il s’agit de priorités matérielles, la maison occupe une place de choix. C’est ce que confirme une étude menée par la société munichoise Interhyp, spécialisée dans le financement de projets immobiliers.
L’agence a mené son “Etude de rêve vivant 2025“, interrogeant 1 500 personnes représentatives de la population allemande sur leurs “désirs, craintes et souhaits” concernant leur logement. Les résultats mettent en évidence une aspiration persistante à la propriété, mais profondément modifiée par les événements récents.
Selon Miriam Mohr, directrice des ventes d’Interhyp, le rêve de devenir propriétaire s’éloigne pour beaucoup.
« Le rêve de vivre des Allemands est vivant – mais il a considérablement changé à la lumière des récentes crises. »
Miriam Mohr, directrice des ventes d’Interhyp
Votre propre maison comme espace de protection
Les guerres, les difficultés économiques et le changement climatique ont renforcé l’idée que le logement doit être un havre de paix. L’étude révèle que neuf personnes sur dix souhaitent que leur maison soit un lieu sûr où se retirer en cas de crise.
Malgré les obstacles, l’envie de posséder son logement reste forte. Environ deux tiers des locataires préféreraient être propriétaires. Pour concrétiser ce projet, ils estiment que des prix immobiliers abordables (75 % des personnes interrogées) et des taux d’intérêt bas pour le financement de la construction (53 %) sont des conditions essentielles. Or, ces deux facteurs sont actuellement en contradiction avec la réalité du marché.
Les prix de l’immobilier restent élevés et les taux d’intérêt ont tendance à augmenter, comme le montrent les données relatives à l’évolution des taux d’intérêt.
