L’Inde se prépare à rapatrier ses ressortissants d’Iran, alors que les manifestations se multiplient et que la situation sécuritaire se détériore. Un premier vol d’évacuation est prévu ce vendredi depuis Téhéran vers Delhi, après la réouverture de l’espace aérien iranien.
Le ministère indien des Affaires étrangères a annoncé jeudi qu’il facilitait le retour de tous les citoyens indiens souhaitant quitter l’Iran. L’ambassade de l’Inde à Téhéran avait précédemment lancé un appel à tous les ressortissants présents sur place pour qu’ils s’inscrivent auprès de ses services.
Le processus d’inscription a été ralenti par des coupures d’accès à Internet, mais les familles ont la possibilité de compléter les démarches pour leurs proches via le portail en ligne du ministère : https://www.meaers.com/request/home. L’ambassade a insisté pour que les citoyens indiens, qu’il s’agisse d’étudiants, de pèlerins, d’hommes d’affaires ou de touristes, quittent le pays « par tous les moyens disponibles », y compris les vols commerciaux.
Quatre lignes d’assistance téléphonique d’urgence ont été activées pour répondre aux questions des ressortissants indiens : +98 9128109115, +98 9128109109, +98 9128109102 et +98 9932179359.
Selon les autorités, tous les étudiants ont été recensés et leurs données personnelles et passeports ont été collectés. Le premier groupe d’évacuation, composé d’étudiants de l’Université du Golestan ainsi que de quelques étudiants des SBUMS et TUMS, devra être prêt à partir à 8 heures du matin. La liste définitive des passagers sera communiquée dans la soirée, une fois confirmée par les autorités.
Les manifestations qui secouent l’Iran depuis plus de deux semaines ont débuté suite à la colère suscitée par la chute de la monnaie nationale et la détérioration de la situation économique. Elles se sont ensuite étendues à une contestation plus large du pouvoir théocratique, alimentée par le mécontentement face à la gestion économique et aux restrictions des libertés individuelles.
Cette opération de rapatriement suscite un soulagement, notamment dans la région du Jammu-et-Cachemire, où les familles s’inquiétaient pour la sécurité des étudiants indiens en Iran.
