Publié le 20 octobre 2024 à 16h30. Les travailleurs indépendants et les chefs d’entreprise qui envisagent de contracter un prêt immobilier doivent être conscients que leurs revenus déclarés ne sont pas le seul critère d’évaluation bancaire. D’autres facteurs, souvent méconnus, peuvent compromettre l’obtention d’un financement.
- Les pertes déclarées, même avec un chiffre d’affaires important, peuvent entraîner un refus de prêt.
- Les banques privilégient l’ancienneté en tant qu’indépendant et la régularité des revenus nets.
- Augmenter artificiellement son salaire les derniers mois ou compter sur les dividendes ne suffira pas à convaincre les banques.
Contrairement à une idée reçue, le montant facturé ou l’apport personnel ne suffisent pas à garantir l’approbation d’une demande de prêt immobilier pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs. Les banques examinent attentivement la santé financière globale de l’entreprise.
« Si vous déclarez des pertes, même avec des revenus importants, la banque évaluera vos revenus nets. Par conséquent, votre demande peut être rejetée », avertit Montse Cespedosa, experte en financement, dans une vidéo publiée sur Instagram. Elle précise que « si l’entreprise est déficitaire ou dispose d’un fonds de roulement négatif, même avec un apport de 200 000 € (environ 215 000 CHF) pour l’achat, le prêt sera refusé. »
L’experte souligne que tenter d’augmenter artificiellement son salaire au cours des trois derniers mois est inutile, tout comme l’inclusion des dividendes dans le calcul des revenus. « Il est inutile d’avoir de bons revenus si l’entreprise va mal », insiste-t-elle.
Pour obtenir un prêt immobilier, les banques recherchent avant tout une certaine stabilité. Elles examinent l’ancienneté du demandeur en tant qu’indépendant ou entrepreneur, ainsi que la présence de revenus réguliers et récurrents. En d’autres termes, la banque doit être assurée que l’emprunteur sera en mesure de rembourser le prêt grâce à des revenus stables et prévisibles.
