Publié le 4 décembre 2025. L’extraction illégale d’or menace gravement l’écosystème fragile du parc national du mont Halimun Salak (TNGHS) à Java, avec des conséquences potentielles sur la sécurité des populations locales et la biodiversité unique de la région.
- Près de 10 % de la forêt de conservation du TNGHS, soit environ 10 507 hectares, ont été endommagés par l’activité minière illégale.
- La dégradation de la forêt augmente le risque de catastrophes naturelles telles que les crues soudaines et les glissements de terrain.
- Plus de 1 400 puits miniers illégaux ont été recensés dans le parc, représentant un danger imminent pour l’environnement et les communautés avoisinantes.
Les autorités indonésiennes sont mobilisées pour endiguer cette activité destructrice qui compromet la conservation d’espèces animales emblématiques de Java, comme le léopard, l’aigle-faucon et le gibbon. Selon Budi Chandra, chef du TNGHS, la situation a été signalée au Groupe de travail sur la gestion des zones forestières (PKH), qui coordonne les efforts de répression.
L’ampleur des dégâts est alarmante. Les mineurs illégaux ont défriché des pans entiers de forêt, détruisant la flore endémique, notamment des orchidées, des espèces de pupe, de toute la journée et de rasamala. Ces arbres et plantes, essentiels à l’équilibre de l’écosystème, sont irrémédiablement perdus.
Les conséquences de cette déforestation ne se limitent pas à la perte de biodiversité. La dégradation de la forêt de conservation augmente considérablement le risque de catastrophes naturelles. Budi Chandra met en garde :
« La dégradation de l’environnement écologique dans le TNGHS pourrait provoquer des crues soudaines et des glissements de terrain, comme on l’a vu dans le nord de Sumatra, l’ouest de Sumatra et à Aceh. »
Budi Chandra, chef du TNGHS
Le commandant de la force opérationnelle du PKH, le général de division (TNI) Dody Trywanto, a souligné que les activités illégales d’extraction d’or, qui remontent à 1990 après l’arrêt des opérations de PT Antam Cikotok, sont particulièrement concentrées dans la régence de Lebak.
« Nous devons prendre des mesures strictes. »
Général de division (TNI) Dody Trywanto, commandant de la force opérationnelle du PKH
Une cartographie récente effectuée par Rudianto Saragih Napitu, directeur de la lutte contre la criminalité forestière, a révélé la présence d’environ 1 400 puits miniers illégaux, dispersés sur les régions de Lebak, Bogor et Sukabumi. Ces excavations, d’une profondeur allant de 20 à 50 mètres, forment un véritable labyrinthe souterrain.
« Je pense que ces fosses pourraient devenir une bombe à retardement provoquant d’éventuelles catastrophes à proximité de la zone du TNGHS et avoir des impacts néfastes sur les communautés et d’autres écosystèmes. »
Rudianto Saragih Napitu, directeur de la lutte contre la criminalité forestière
Depuis fin octobre 2025, l’équipe du groupe de travail PKH a mené trois opérations pour fermer les mines illégales, avec un bilan provisoire de près de 400 sites neutralisés. L’objectif est de fermer progressivement l’ensemble des 1 400 puits miniers illégaux identifiés.
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