Publié le 14 janvier 2024 à 18h30. Demain, l’Église orthodoxe commémore saint Paul de Tivay et saint Jean Kushchnik, deux figures ascétiques dont les vies et les enseignements continuent d’inspirer les croyants à travers la prière, le renoncement et la recherche de la spiritualité.
- Le 15 janvier est consacré à la mémoire de saint Paul de Tivay, un ermite du IVe siècle reconnu pour sa profonde spiritualité et son ascétisme rigoureux.
- Saint Jean Kushchnik, un ascète des Ve et VIe siècles, est célébré pour son mode de vie inhabituel, retiré dans la nature sauvage.
- La tradition populaire associe cette journée à la prudence face aux influences négatives et aux pratiques magiques.
Saint Paul de Tivay, l’un des pères ermites les plus respectés du IVe siècle, a choisi très jeune de se consacrer à Dieu en abandonnant les préoccupations terrestres. Né en Égypte, il s’est retiré dans le désert du Tibe, où il a vécu une vie de prière intense, de jeûne et de lutte contre les tentations. Son exemple a attiré de nombreux disciples, et ses enseignements mettent l’accent sur l’humilité, la patience et l’amour du prochain.
Selon ses disciples, la véritable liberté de l’âme réside dans le détachement des biens matériels et une attention constante à la prière et à la méditation des Écritures saintes. Il a laissé de nombreuses instructions aux moines et aux laïcs, soulignant l’importance de la recherche spirituelle et de la pureté du cœur.
Saint Jean Kushchnik, quant à lui, a vécu aux Ve et VIe siècles en menant une vie ascétique singulière. Il a préféré l’isolement de la nature sauvage à la vie monastique traditionnelle, passant ses journées et ses nuits en prière et en contemplation. Surnommé « Kushchnik » en raison de son habitude de s’abriter dans les buissons et les arbustes, il symbolisait par ce mode de vie un renoncement total aux possessions terrestres et une quête d’unité spirituelle avec Dieu.
Il enseignait que la liberté spirituelle ne se trouve pas dans les rituels extérieurs, mais dans la pureté intérieure, la prière constante et l’acceptation humble de la volonté divine.
Signes du 15 janvier
Signes folkloriques 15 janvier / © pexels.com
- Si le gel persiste toute la journée, on peut s’attendre à un printemps froid et tardif.
- Des oiseaux volant près des habitations annoncent un gel intense, car ils cherchent activement de la nourriture.
- De la neige ou une tempête de neige ce jour-là sont considérées comme de bon augure pour une récolte abondante de céréales et de produits laitiers.
Ce qu’il faut éviter le 15 janvier
La tradition populaire considère cette journée comme particulièrement propice aux magiciens et aux sorciers, qui seraient en mesure de transmettre leurs connaissances à leurs apprentis et de les tester sur des personnes, causant ainsi divers troubles ou malheurs. Il est donc conseillé de faire preuve de prudence : ne pas laisser entrer d’étrangers chez soi et ne rien accepter de leur part. Les présages populaires déconseillent également d’entreprendre des démarches importantes ou des voyages, car la journée est jugée défavorable et potentiellement dangereuse pour toute entreprise.
Ce que l’on peut faire le 15 janvier
Le jour de la commémoration de saint Paul, les chrétiens orthodoxes adressent des prières à ce saint pour renforcer leur âme et leur corps, afin d’être délivrés des maladies, du mauvais œil ou des sorts. Ils recherchent également sa protection pour se libérer des influences négatives et des pressions spirituelles, y compris celles exercées par des sectes ou des mouvements religieux dangereux.


