Publié le 5 décembre 2025 à 21h00. Le gouvernement néerlandais va renforcer les règles concernant les activités professionnelles des proches parents du roi Willem-Alexander, suite à une polémique concernant les fonctions de la princesse Laurentien et afin d’éviter de nouvelles tensions.
- Des règles plus claires seront établies pour les emplois à temps partiel des membres de la famille royale.
- Un ministre compétent évaluera plus régulièrement la pertinence des fonctions occupées par les membres de la famille royale.
- Une consultation régulière aura lieu au sein de la famille royale concernant ces activités professionnelles.
Le Premier ministre sortant, Dick Schoof, a annoncé l’introduction de ces nouvelles mesures dans une lettre adressée au Parlement. Cette décision intervient après des critiques concernant le rôle de la princesse Laurentien, qui a dû renoncer à la présidence d’une fondation d’aide aux victimes de l’affaire des allocations familiales, suite à des désaccords avec l’administration fiscale.
Selon la lettre de M. Schoof, un ministre sera chargé d’évaluer régulièrement si les activités professionnelles des membres de la famille royale sont toujours appropriées. Ce ministre devra également discuter de ces activités avec la personne concernée, probablement une fois par an. De plus, le Premier ministre souhaite obtenir un aperçu périodique des fonctions annexes exercées par les membres de la famille royale et en discuter avec le roi lors de leurs entretiens hebdomadaires.
Ces nouvelles règles s’appliqueront notamment au frère du roi, le prince Constantijn, et à son épouse, la princesse Laurentien, qui ne perçoivent pas de revenus de l’État. Elles concerneront également les deux filles de Willem-Alexander, la princesse Alexia et la princesse Ariane, à l’avenir.
La question des activités professionnelles des membres de la famille royale est délicate, car ils doivent veiller à ce qu’aucun conflit d’intérêts ne se produise lorsqu’ils acceptent un poste dans le secteur privé. Il est également important qu’il y ait une concertation au sein de la famille royale, en particulier pour les jeunes générations.
La lettre de M. Schoof fait suite à des questions posées par les parlementaires concernant le rôle de la princesse Laurentien. Elle avait accepté de présider une fondation qui aidait les familles touchées par l’affaire des allocations familiales, un sujet politiquement sensible. Cette décision avait suscité des critiques et des désaccords avec les services fiscaux, ce qui avait conduit à sa démission. La princesse Laurentien a finalement démissionné de son poste.
Le NSC, le SGP et le VVD ont exprimé leurs préoccupations à ce sujet, soulignant le risque de tensions et d’inconvénients pour la société. Le VVD avait même demandé un plan pour l’avenir.
M. Schoof a précisé que les membres de la famille royale peuvent choisir un emploi en fonction de leurs intérêts personnels, de leurs talents, de leur formation et de leurs aspirations professionnelles. Cependant, ils doivent toujours obtenir l’autorisation du ministre compétent avant d’accepter un poste. Par exemple, si un membre de la famille royale souhaite travailler dans le domaine de la lutte contre la pauvreté, il devra en discuter avec le ministre des Affaires sociales.
Le Premier ministre a souligné la nécessité d’une approche personnalisée. Le débat sur la famille royale, prévu mardi soir au Parlement, permettra de déterminer si les parlementaires sont satisfaits des nouvelles règles proposées.
