Manille, Philippines – L’ancien général de l’armée de l’air philippine, Romeo Poquiz, a été arrêté lundi pour incitation à la sédition après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il appelait à la désobéissance envers le président Ferdinand Marcos Jr. Cet incident relance les tensions politiques et suscite des inquiétudes quant à la liberté d’expression.
- L’arrestation de Romeo Poquiz, 67 ans, intervient après la diffusion d’une vidéo où il critique ouvertement le président Marcos Jr. et encourage les militaires à lui retirer leur soutien.
- L’armée philippine a mis en garde contre les anciens officiers cherchant à déstabiliser l’administration en place.
- L’avocat de M. Poquiz dénonce une tentative d’intimidation et de musellement des critiques envers le gouvernement.
L’arrestation de Romeo Poquiz, survenue à l’aéroport international Ninoy Aquino de Manille à son retour d’un séjour à Bangkok, a été saluée par les Forces armées des Philippines comme une application de « l’État de droit ». Dans la vidéo qui a déclenché cette arrestation, M. Poquiz qualifiait le président Ferdinand Marcos Jr. de toxicomane et exhortait les militaires à lui retirer leur soutien.
L’armée a réagi en mettant en garde contre les anciens généraux qui tenteraient de déstabiliser l’administration Marcos en influençant les militaires en activité. Selon les autorités, de telles actions constituent une menace pour la stabilité du pays.
L’avocat de M. Poquiz, Ferdinand Topacio, a dénoncé une action motivée par la volonté de faire taire les critiques.
« Le gouvernement Marcos cherche à intimider et à réduire au silence ceux qui osent exprimer leur désaccord. »
Ferdinand Topacio, avocat de Romeo Poquiz
Les observateurs estiment que l’arrestation de M. Poquiz ne devrait pas, pour l’instant, provoquer un effet dissuasif significatif parmi les anciens responsables. L’influence de l’ancien général est jugée limitée et le dernier cas d’arrestation d’un ancien militaire pour des motifs similaires remonte à 17 ans.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes aux Philippines, où l’administration Marcos Jr. est confrontée à des critiques concernant sa politique économique et sa gestion des affaires publiques.
