Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) devrait contrôler une fortune personnelle estimée à 25 milliards de dollars en 2025, une richesse qui découle à la fois de ses avoirs directs et de son influence sur les fonds souverains du royaume.
Au cœur de cette puissance financière se trouvent le Fonds d’investissement public (PIF) et Saudi Aramco, deux entités colossales dont MBS assure la présidence et la direction stratégique. Le PIF, déjà évalué à plus de 700 milliards de dollars, ambitionne d’atteindre 1,07 billion de dollars d’actifs d’ici 2025, tandis que Saudi Aramco, la compagnie pétrolière nationale, pèse environ 2 000 milliards de dollars.
Cette influence s’illustre également par un style de vie ostentatoire, marqué par l’acquisition de biens de luxe tels que le superyacht « Serene » (estimé à 500 millions de dollars), un palais de 4 millions de pieds carrés (environ 372 000 mètres carrés) et un Boeing 747-400. Ces acquisitions témoignent d’un mélange de splendeur royale et d’extravagance moderne.
Cependant, l’évaluation précise de la fortune personnelle de MBS reste complexe. Les actifs de la famille royale et de l’État sont étroitement imbriqués, rendant difficile la distinction entre richesse personnelle et contrôle sur les ressources nationales. Les estimations varient ainsi entre 5 et 25 milliards de dollars, reflétant les difficultés à cerner l’étendue réelle de son influence économique.
La maison des Saoud, dans son ensemble, détient une richesse dépassant les 1 500 milliards de dollars. La position de MBS en tant que dirigeant de facto et réformateur du royaume lui confère un poids politique et économique considérable, bien au-delà de sa fortune personnelle. Sa gestion du PIF lui permet d’orienter des capitaux importants vers des projets de diversification économique, dans le but de réduire la dépendance de l’Arabie saoudite au pétrole.
