Publié le 17 novembre 2023 08:00. L’ancienne Première dame argentine, Fabiola Yáñez, s’est livrée à des confidences sur le programme télévisé de Mirtha Legrand, revenant sur la polémique entourant une fête organisée pendant le confinement et sur les accusations de violence conjugale portées contre son ex-compagnon, l’ancien président Alberto Fernández.
- Fabiola Yáñez nie avoir organisé la fête controversée durant la quarantaine, tout en reconnaissant que sa présence était une erreur.
- Elle confirme avoir été victime de violence physique de la part d’Alberto Fernández, suite à une dispute.
- L’ancien président Fernández a récemment fait son retour médiatique, évoquant une vidéo compromettante et l’avenir du péronisme.
Fabiola Yáñez a été l’invitée de l’emblématique Mirtha Legrand samedi soir, où elle a abordé des sujets sensibles qui ont marqué son passage à la présidence et sa relation avec Alberto Fernández. L’ancienne Première dame a exprimé ses regrets concernant la réunion qui s’était tenue dans la résidence présidentielle d’Olivos pendant la période de confinement strict liée à la pandémie de Covid-19.
Interrogée directement sur son rôle dans l’organisation de cet événement, Yáñez a fermement répondu :
« Je ne l’ai pas organisé. »
Fabiola Yáñez
. Cependant, face à l’insistance de Mirtha Legrand et à la diffusion d’une image la montrant avec un verre à la main, elle a admis que sa présence était une erreur.
« Je ne vais pas me lasser de m’excuser auprès de tous les Argentins, je sais que cela n’aurait pas dû être fait. »
Fabiola Yáñez
Elle a qualifié l’événement de simple “dîner”, insistant sur le fait qu’il ne s’agissait ni d’une fête ni d’un toast organisé.
La conversation a également porté sur la plainte pour violence de genre déposée par Yáñez après la publication d’une photo révélant des ecchymoses à son œil. Mirtha Legrand, connue pour son franc-parler, a posé des questions directes :
« Il t’a frappé ? Pourquoi te frappait-il ? Parce que les femmes n’ont pratiquement aucun moyen de se défendre. Cet œil au beurre noir existait-il ? »
Mirtha Legrand
Yáñez a confirmé avoir été victime de violence, expliquant qu’il s’agissait du résultat d’une dispute.
« Oui, ça existait. Devant le médecin de l’unité présidentielle et un autre médecin qui sont venus le même jour pour savoir pourquoi mon œil était comme ça, ce qu’il a dit et ce que j’ai dit, c’est que c’était une question après une dispute (…) Ça faisait mal, c’était enflé (…) »
Fabiola Yáñez
Au-delà de ces sujets personnels, Yáñez a également évoqué la situation de son fils et son désir de ne pas dépendre financièrement de son ex-compagnon.
« L’homme a dit que nous ne pouvons pas parler de cela, il a visiblement honte. Un homme qui met un enfant au monde et qui n’a jamais voulu être entendu pour de la nourriture, qui s’est unilatéralement retiré et n’a rien accepté… Je crois qu’on amène un enfant pour lui donner de l’amour, une bonne vie, un toit au-dessus de sa tête. »
Fabiola Yáñez
Ces déclarations interviennent quelques jours après le retour médiatique d’Alberto Fernández, qui a participé à une interview sur la plateforme de streaming Mixeur. Lors de cet entretien, l’ancien président a notamment évoqué une vidéo controversée le mettant en scène avec Tamara Pettinato dans la Maison Rose, expliquant qu’il s’agissait d’une tentative de plaisanterie avortée.
Fernández a également profité de cette occasion pour analyser l’avenir du péronisme et mentionner plusieurs noms qu’il juge compétitifs pour les élections présidentielles de 2027, dont le gouverneur de Buenos Aires, Axel Kicillof, et l’ancien ministre de l’Économie, Sergio Massa.
