Toulouse se prépare à une bataille électorale à gauche. François Briançon a lancé hier soir sa campagne pour les élections municipales, entouré de plus de 500 sympathisants, avec l’ambition de dépasser les autres formations de gauche dès le premier tour.
L’ancien adjoint au maire Pierre Cohen a donné le coup d’envoi de cette campagne devant une salle Barcelone comble. L’événement, rythmé par les accords de la chanson “People Have the Power”, a marqué une étape importante dans la construction d’une union de la gauche, rassemblant neuf partis : le Parti socialiste (PS), Les Écologistes, Place Publique, Générations, Archipel Citoyen, le Parti communiste français (PCF), le Parti radical de gauche (PRG), le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et Nouvelle Donne.
« Le peuple a le pouvoir, c’est le sens de notre rassemblement », a déclaré François Briançon, soulignant l’importance de cette alliance face aux défis qui attendent la ville.
Le candidat a dressé un portrait contrasté de Toulouse, mettant en avant ses qualités de tolérance et de laïcité, tout en dénonçant les difficultés rencontrées par une partie de la population. Il a évoqué « le Toulouse des ascenseurs en panne et des logements insalubres », ainsi que celui de l’insécurité, insistant sur la nécessité d’une politique de prévention plutôt que de simple constatation.
François Briançon a également critiqué la gestion actuelle de la ville, estimant que le maire, Jean-Luc Moudenc, « endort la ville » avant de réagir de manière ponctuelle. Il a affirmé que Moudenc était « le miroir toulousain d’Emmanuel Macron », et a mis en garde contre un nouveau mandat sans vision claire.
À ce stade, le programme de François Briançon reste esquissé, la présentation détaillée étant prévue en janvier. Il a cependant promis une ville « plus abordable, plus juste, plus humaine ». Son objectif principal est de se positionner en tête au premier tour, devançant ainsi les autres listes de gauche.
« Nous sommes les seuls capables de battre Jean-Luc Moudenc et la droite. Si ce n’est pas nous, ce sera encore lui », a-t-il conclu, appelant à la mobilisation de ses soutiens.
Le Parti socialiste a déjà désigné ses candidats pour les municipales. Sur les 69 noms qui composeront la liste, 20 places seront occupées par des socialistes. Parmi les hommes figurent François Briançon, Vincent Gibert, Marc Sztulman, Ousseynou Diaw, Soufiane Djaffer, Jean Micoud, Julien Klotz, Eric Vanelle (directeur du théâtre du Grand Rond) et Guillaume Vigouroux. Chez les femmes, on retrouve Anne-Sophie de Surgy, Emilie Dalix, Christine Courade, Florence Ginisty, Anne Boyer, Christine Dubois, Léa Djerboua et Nadia Kharfallah. Trois places supplémentaires, dont une masculine et deux féminines, seront réservées à des candidats non-militants. Les autres formations de gauche devraient compléter leur liste en janvier.
